La parole de ce dimanche 22 03

Lecture du livre de Samuel

En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé : « N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé. » Jessé le fit donc venir : le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors : « Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

Psaume 22

Refrain: Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer. R

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom. R

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure. R

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante. R

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours. R

Lecture de la lettre de saint Paul aux éphésiens

Frères, autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité – et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. Ce que ces gens-là font en cachette, on a honte même d’en parler. Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumière, et tout ce qui devient manifeste est lumière. C’est pourquoi l’on dit : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.

    Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant –
dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »     Les uns disaient :
« C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
Mais lui disait : « C’est bien moi. »
    On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.     À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
    Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu,
puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.     Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
Il dit : « C’est un prophète. »     Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.

    Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »     Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »     Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
    Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

solidarité entre nous, solidarité avec le monde.

Veuillez trouver ci-après un texte de réflexion de la part de notre évêque, Monseigneur Jean-Pierre Delville, référendaire d’Entraide et Fraternité sur la situation actuelle que nous vivons tous en ce moment.

Solidarité avec Haïti, à l’ère du coronavirus

Une proposition d’Entraide et Fraternité

Chers Frères et Sœurs,

Le ras-de-marée mondial de l’épidémie de Coronavirus envahit notre quotidien et nos médias. Que reste-t-il de notre vie et de nos projets ?

L’ennemi invisible

Chacun est frappé d’une façon ou d’une autre : dans son travail, dans sa maison, dans sa santé, dans son moral, dans ses relations. Le virus est arrivé, c’est un ennemi invisible et nous cherchons à nous protéger. Nous sommes plus isolés que d’habitude et devons nous débrouiller pour beaucoup de choses ; nous devons aussi prendre des décisions, nous devons nous organiser, nous devons nous donner des consignes pour changer notre style de vie.

L’histoire s’est arrêtée

On dirait que l’histoire s’est arrêtée et qu’il n’y a plus qu’une seule info sur les médias : le coronavirus. On dirait que les autres affaires n’existent plus. Comme le disait Andrea Riccardi ce 18 mars 2020, on a perdu le sens de l’histoire. Il n’y a plus d’objectifs communs, plus de grands faits, plus de combats !
Tous les projets sont mis en veilleuse et rangés au fond des tiroirs. Les rendez-vous qui scandaient le cours du temps sont supprimés, les réunions sont abolies. Le risque est alors de nous replier sur nous-mêmes et sur nos problèmes, sur notre santé et sur nos proches.

Les leçons du présent

Pourtant, si le coronavirus nous a appris une chose, c’est que la mondialisation existe bel et bien : le virus s’est communiqué en quelques semaines au monde entier, du fond de la Chine aux autres continents. Si la mondialisation existe pour la maladie et pour les médias, qu’en est-il pour la solidarité ?
Une deuxième chose que nous avons découverte, c’est notre fragilité : il suffit d’un petit virus pour que toute la société soit arrêtée et se trouve en grave crise économique et sociale. Tous sont touchés, du plus pauvre au plus puissant. Subitement, les scènes de détresse ne sont plus l’apanage des pays pauvres, mais aussi des pays riches. Alors comment réagir ?
Cette crise nous pousse à redécouvrir nos vraies valeurs : le sens de la relation sociale, le sens de la sobriété, le sens de notre interdépendance mondiale. Alors, que la crise nous fasse redécouvrir celles et ceux qui souffrent plus que nous et plus souvent que nous ! Qu’elle éclaire d’un jour nouveau nos projets et nos espoirs.

S’engager pour Haïti

Or, l’un de ces projets pleins d’espérance, c’est celui qu’Entraide et Fraternité, l’ONG de solidarité de l’Église catholique, a préparé pour notre carême de partage : il est centré sur la situation en Haïti. Cette île très pauvre, frappée par un terrible tremblement de terre il y a dix ans, n’a pas encore pu être reconstruite ; sa cathédrale à moitié détruite est devenue un symbole de pauvreté, mais aussi de foi ! Car derrière les ruines, on trouve toute une activité, avec des groupements dynamiques, comme ceux qui relancent l’agriculture dans le respect de la nature et de l’écologie. Ils ont formé des projets portés par des communautés locales, qui ont pris en main leur destin et leurs responsabilités. Telles sont les associations porteuses d’avenir que nous voulons aider durant ce carême de partage. Tous les projets qu’elles ont préparés en comptant sur notre soutien ne peuvent être abandonnés à eux-mêmes. Leurs acteurs dynamiques doivent être encouragés. La turbulence d’ici ne doit pas nous faire oublier les populations de là-bas.
Tous les collaborateurs belges d’Entraide et Fraternité, bénévoles comme professionnels, comptent sur votre soutien. Vous le savez, vu qu’Entraide et Fraternité est reconnue comme ONG, les dons que vous faites pour les projets qu’elle soutient sont multipliés par quatre par le gouvernement belge. Pour un euro que vous donnerez, la population locale en recevra cinq via le projet qui a été reconnu par les autorités belges. Donc, ne négligez pas les deux collectes du carême de partage, même si vous ne pouvez vous rendre dans les églises pour prier et pour y faire votre offrande, le 4e dimanche de Carême et le dimanche des Rameaux. À défaut de collecte en liquide, faites un don par virement bancaire au compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité, 32 rue du Gouvernement Provisoire, 1000 Bruxelles, avec la mention « 6573 Carême de partage » ou sur leur site internet www.entraide.be/don.

Une incubation spirituelle

Dans l’évangile du 5e dimanche de ce carême (Jn 11,1-45), nous découvrons Jésus qui pleure près de son ami Lazare, décédé inopinément. Jésus encaisse la souffrance due à la mort de son ami et à la tristesse de ses sœurs. C’est après avoir traversé cette épreuve que Jésus rendra la vie à Lazare. La résurrection a nécessité une incubation.
Ainsi la souffrance due au coronavirus est-elle pour nous un temps d’incubation spirituelle, un temps de recueillement, qui nous donnera des énergies vitales pour construire le futur. Le coronavirus nous donne des forces pour être solidaires des plus pauvres, et en particulier de ceux d’Haïti !

Merci de ne pas les oublier, même dans notre situation de détresse ! Merci pour votre solidarité durant ce temps de crise !

† Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, référendaire pour Entraide et Fraternité

Les cloches sonnent la solidarité

Suite à la demande de plusieurs citoyens de Lierneux, en concertation entre Mr le Bourgmestre et Mr le Curé, nous avons décidé que nos églises ; lieux de prière, de recueillement, peuvent aussi signifier notre solidarité. Les cloches des églises sonneront donc tous les jours à 18h, pour un temps de prière, de recueillement, de merci pour tous ces gestes de solidarité accomplis dans notre commune.  Merci à celles et ceux qui permettront ce moment rassembleur chaque jour.