Méditation de ce 4 mai

La mission apostolique auprès des nations païennes rencontre des difficultés mais remporte des succès. Et c’est dans la persévérance de la vie chrétienne que s’ouvre la porte de la foi. L’Evangile du Christ ressuscité progresse dans toutes les contrées au fil des voyages missionnaires de Paul et Barnabé.

Cette première mission[1] débute en Syrie, à Antioche, où Barnabé avait été envoyé par les apôtres[2]. Il s’était adjoint Paul, réfugié à Tarse après sa fuite de Jérusalem[3]. L’Eglise d’Antioche, la première en dehors de Jérusalem, et qui était composée de chrétiens circoncis et incirconcis, avait mis à part les deux hommes pour les envoyer[4]. Ils étaient partis par la mer de Séleucie, le port d’Antioche, pour évangéliser les provinces voisines.[5] Après une escale à Chypre, ils avaient rejoint le continent[6] pour parcourir la Pisidie, la Pamphilie et la Lycaonie. On les retrouve ici à Lystre, où ils entament le voyage retour.

Les missionnaires ont prospecté toutes les villes de la région, en procédant toujours de la même manière. Ils se rendent à la synagogue et y prêchent l’Evangile[7] de Jésus Christ, mort et ressuscité, aux fidèles juifs présents. Certains se convertissent. Quand ils ne sont pas écoutés des Juifs, ils se tournent vers les païens qui accueillent en nombre la Bonne Nouvelle du salut pour toutes les nations.[8]

Les rapports avec les Juifs sont parfois houleux ou violents. Ainsi Paul est pris à partie et subi la lapidation hors de la ville.[9] Il est sauvé par ses disciples, comme il l’avait déjà été à Damas, lors de sa première prédication.[10] Les missionnaires partent alors pour entamer le périple de retour vers l’Eglise d’Antioche qui les avait mandatés. Ils se rendent à Derbé où ils font de nombreux disciples.

Ils repassent par les villes qu’ils avaient visitées à l’aller, pour affermir les disciples qu’ils y avaient fait, tout en les prévenant des persécutions qu’ils risquent d’endurer. Ils les enjoignent de persévérer dans la foi, autrement dit de persévérer dans la vie chrétienne. Paul aura toute sa vie, dans ses lettres comme dans ces discours, ce souci et cette tendresse d’appeler à la persévérance les fidèles convertis, pour les consolider dans la foi et les préserver des erreurs qui pourraient les écarter de la vérité de l’Evangile.

Dans toutes les villes où ils ont établis des Eglises, ils désignent des Anciens. C’est la première fois en dehors de Jérusalem qu’apparaissent des anciens. Leur mode d’élection se fait par des prières accompagnées de jeûne.[11] Il est possible que les Eglises aient participé à leur choix, mais la décision finale revient aux apôtres et, de quelque manière, à l’Esprit Saint. Leur rôle est de poursuivre le travail entrepris dans les Eglises au service de l’Evangile. Une première hiérarchie apparaît ainsi dans les Eglises locales, où les anciens assureront la charge de gardiens responsables collectifs et de pasteurs de la communauté.[12] Un mode de gouvernement synodal est donc instauré dans les Eglises.

Les missionnaires embarquent à Attalia, le port de Pergé, pour rejoindre directement Antioche, où ils se fixeront pour un temps. A leur arrivée, ils font rapport de leur mission à l’Eglise qui les avait envoyés, et surtout de la manière dont les païens ont accueillis la foi. L’ouverture de l’Evangile aux païens, véritable porte de la foi est l’élément essentiel du résultat de leur mission. L’image de porte intervient exactement au milieu du livre des Actes des Apôtres. L’accès des nations à la foi[13] devient le thème majeur et l’élément charnière du récit. Désormais, il sera principalement question de Paul et de la manière dont il portera l’Evangile, selon sa vocation, jusqu’à Rome, capitale du monde païen.

La force du récit garde toute sa pertinence aujourd’hui dans un monde désorienté et en quête de sens. Paul et Barnabé restent des exemples pour notre mission de chrétiens. Nos vies et nos actions ne sont-elles pas souvent, à l’instar des deux missionnaires, faites de pérégrinations, de successions d’échecs et de succès, de rejets, d’hostilité et parfois de violence ? L’annonce de la Parole de Dieu est à cette image, et nous avons à nous attendre à pareilles déconvenues, mais aussi à de grandes joies. Rien n’est jamais acquis dans ce que nous pouvons entreprendre, et nous devons avoir toujours le souci de consolider ce que nous érigeons. Nous avons à cultiver la vertu de persévérance et rester ouverts à toutes les situations et rebondissements. Mais notre action doit aussi garder un certain systématisme et beaucoup de rigueur. Et par-dessus tout, nous devons entretenir notre foi en plaçant notre espérance dans l’Esprit saint, sans qui nous ne pouvons rien faire.


[1] Le premier voyage missionnaire dure de 45 à 49.

[2] Ac 11,22 : La fondation de l’Eglise d’Antioche.

[3] Ac 9,3O : Saul à Jérusalem. Paul s’était enfui parce que les Hellénistes cherchaient à le tuer.

[4] Ac 13,2-3 : L’envoi de Barnabé et Saul en mission.

[5] Ils avaient pris avec eux Jean-Marc, le futur évangéliste Marc, cousin de Barnabé. Ce dernier les quittera au cours du voyage aller, à Pergé, suite probablement à un différend, pour rejoindre Jérusalem, où il accompagnera Pierre.

[6] Dans l’actuelle Turquie.

[7] Il s’agit ici d’une annonce orale de ce qui est appelé le Kérygme (la mort et la résurrection du Christ pour le pardon des péchés). Les évangiles, tels que nous les connaissons n’existent pas encore à l’époque (il faudra attendre une dizaine d’années pour les premiers textes chrétiens, les épitres aux Thessaloniciens).

[8] Ac 13,48 : Paul et Barnabé se tournent vers les païens.

[9] La scène se déroule à Lystre. La lapidation était la peine encourue pour blasphème. Paul subit ainsi la même peine qu’Etienne, qu’il avait à l’époque approuvée (Ac 8,1).

[10] Ac 9,23-25 : Prédication de Paul à Damas.

[11] C’est déjà de cette manière que les Sept ont été institués (Ac 6,6). De même Barnabé et Paul ont été mandatés de la sorte par l’Eglise d’Antioche (Ac 13,3).

[12] Ce rôle sera précisé plus tard par Paul aux anciens d’Ephèse : Prenez soin de vous-mêmes et de tout le troupeau dont l’Esprit saint vous a établis les gardiens (épiscopes), soyez les bergers de l’Eglise de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang (Ac 20,28). Pierre ne dira pas autre chose dans son exhortation aux Anciens : Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, en veillant (verbe episcopein) sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu, non par cupidité, mais par dévouement (1 P 5,2). Le collège des Anciens remplit ainsi un rôle épiscopal et pastoral.

[13] Annoncé par Pierre à Césarée avec la conversion du centurion romain Corneille : Ce fut de la stupeur parmi les croyants circoncis qui avaient accompagné Pierre : ainsi, jusque sur les nations païennes, le don de l’Esprit saint était maintenant répandu (Ac 10,45). 

méditation du 2 mai

Dieu se révèle aujourd’hui comme le Vigneron, et l’Eglise est décrite comme la Vigne. Le soin du Maître pour sa vigne est dans la Bible une image forte de l’attachement du Seigneur pour son peuple.[1] Mais Jésus va plus loin qu’une simple allégorie de la relation du Christ à ses disciples, il suggère la communion. Il ne faut pas oublier ce que l’image apporte en densité pour exprimer le mystère. La sève divine irrigue le corps humain, lui permettant de fructifier. Et le produit de la vigne est le vin, un cru que l’on espère de bonne qualité, avec ce que cela suppose de dur labeur pour la culture du fruit, mais aussi de joie intense pour les vendanges.

Je suis la vigne, dit Jésus. En s’exprimant ainsi, il s’attribue le Nom divin[2] et l’associe en même temps à sa Passion. Le Fils a été émondé par le Vigneron, son Père, jusqu’à verser son sang pour nous donner la vie en abondance. Quand arrive la vendange vient aussi la fête de la résurrection. Mais la vendange ne produit des fruits de vie qu’au terme d’une passion. Vous êtes les sarments. Autrement dit, laissez-moi vous émonder, et vous porterez beaucoup de fruits. Ces fruits sont les actes d’amour que nous oserons poser et nous pourrons vendanger la paix. Tout est question d’amour.

S’aimer en vérité, c’est laisser l’amour nous émonder. Les fruits de Dieu en nous ne sont pas comme ces fleurs dont les senteurs n’enivrent qu’un moment. La foi dépasse les amours de printemps, et le Christ vivant est plus qu’une émotion passagère. Il prononce en nos cœurs une Parole qui est faite pour durer et façonner nos vies, y produire des fruits qui sont joie parfaite et pure : patience et paix, douceur et bienveillance, pardon et maîtrise de soi. Le vrai disciple, qui se laisse travailler pour porter des fruits de grâce, connaîtra la paix du cœur et le bonheur.

Nous croyons que Dieu est plus grand que notre cœur, et nous abandonnons au Christ le soin de mettre en nous son cœur et son esprit. Sans lui, nous sommes impuissants et hormis lui, le reste est illusion. Le sarment qui refuse de s’en remettre au travail de l’amour sera jeté dehors et on le brûlera comme un vulgaire ballot de paille. Si nous ne portons pas beaucoup de fruits, nous sommes inutiles. Le mystère de Pâques est un mystère d’abondance, de récolte féconde, de vin nouveau, de grâce à l’infini.

Par nous-mêmes, tout seuls, qui serions-nous ? Mais ce n’est pas une raison pour se lamenter. La gloire de Dieu est de créer en nous ce qui est impossible. Ce qu’on demande aux sarments, qui ressemblent à s’y méprendre à du bois mort, c’est de se laisser faire par le vigneron et par la sève – par Dieu et par sa grâce. Il nous suffit ainsi de nous tenir devant Jésus avec cette assurance forte et paisible, qu’il va nous travailler et tout renouveler en nous par son Esprit. L’Evangile est chant de fête et de ravissement s’il est reçu dans la lumière d’une conversion totale à la grâce de Pâques.

En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire, nous dit Jésus. Autrement dit, laissez-moi vous transformer par mon amour. La vigne n’a d’intérêt que si elle produit un vin de choix. Nous sommes les sarments de la vigne du Père et notre fruit à la saveur de l’amour infini. Et nous produirons un millésime fameux.


[1] Is 5,1-7 : Le bien-aimé et sa vigne.

[2] «Je suis» est la traduction du Nom de la transcendance, que YHWH révèle à Moïse au Buisson ardent.

méditation de ce 28 avril

La fondation de l’Eglise d’Antioche, capitale de la Syrie, à l’époque, en plein pays païen, se révèle une étape essentielle dans l’extension de l’Eglise L’Esprit saint pousse les apôtres vers les centres vitaux, les centres d’influence du monde d’alors. L’Eglise y acquiert son identité propre, désormais distincte d’une secte juive, et une stature universelle, regroupant des femmes et des hommes d’horizons divers.

La dispersion des croyants va favoriser, d’une manière involontaire, l’explosion missionnaire de l’Eglise. Les persécutions de l’Eglise de Jérusalem se sont systématisées après le martyre d’Etienne[1]. Jusqu’alors, c’étaient des individus qui étaient visés par les autorités juives[2], mais désormais, tous les croyants sont concernés[3]. Tous se dispersent dans la diaspora, à l’exception des apôtres[4], qui restent à Jérusalem. La Parole de Dieu, quittant Jérusalem où elle était arrivée en provenance de Galilée[5], va ainsi passer de lieu en lieu[6] pour évangéliser toutes les nations.

Les missionnaires se répandent hors d’Israël, en Phénicie, à Chypre et à Antioche. Dans une constance qui sera celle de la prédication dans les terres païennes, ils adressent d’abord aux Juifs pour les convertir à l’Evangile du Christ. A Antioche la Parole de Dieu est également adressée aux Grecs[7] par les Hellénistes eux-mêmes[8].  Leur mission est fructueuse et reçoit l’aide de Dieu. Le Seigneur, qui avait provoqué la conversion de Corneille[9] et des siens, ne peut qu’approuver les initiatives de ces missionnaires. Ils inaugurent de manière définitive l’évangélisation des païens et l’ouverture de l’Eglise aux autres cultures. Désormais, ce ne seront plus quelques personnes isolées, mais des groupes ethniques entiers qui seront concernés par l’annonce de l’Evangile.

La conversion des païens attire l’attention de l’Eglise de Jérusalem[10], qui manifeste le souci de nouer ou de maintenir des relations avec les autres Eglises. Auparavant, c’étaient les apôtres eux-mêmes qui avaient assuré cette liaison[11]. Pour des raisons non précisées[12], un délégué y est mandaté. Plus tard, Pierre lui-même se rendra à Antioche[13].

Barnabas[14] est ainsi envoyé à Antioche. C’est un homme droit, autrement dit, il pratique la justice, est pleinement ajusté à Dieu. Il est rempli d’Esprit saint et de foi. Ce qui signifie que c’est l’Esprit qui, par l’intermédiaire de Barnabas, appuie efficacement la prédication aux païens. Dans cette joie de l’effusion de l’Esprit, une foule nombreuse se rallie.[15]

Barnabas fait appel à Saul pour travailler ensemble à la conversion des païens. Ce dernier s’était réfugié à Tarse après avoir fui Jérusalem.[16] On présente souvent Barnabé comme le collaborateur de Paul. Les faits indiquent plutôt que c’est Barnabé qui s’adjoint Paul et lui donne l’occasion de commencer la mission auquel celui-ci a été appelé[17] et donc de devenir l’apôtre des nations. Barnabas agit entièrement en instrument de Dieu.

La communauté d’Antioche est qualifiée d’Eglise. C’est la première fois que ce terme est donné à un groupe de disciples en dehors de Palestine. Elle devient ainsi l’Eglise-fille de l’Eglise de Jérusalem. Une Eglise composée à la fois de circoncis et d’incirconcis. C’est peut-être à Antioche que l’Eglise prend conscience, pour la première fois, de sa catholicité et, par son lien à Jérusalem, de son unicité.

Pour la première fois également, le nom de chrétiens[18]est attribué aux disciples. Alors que toutes les autres appellations proviennent des intéressés eux-mêmes[19], c’est dans des milieux extérieurs que se situe la création du mot chrétien, autrement dit adepte, partisan du Christ. Son apparition manifeste que l’Eglise d’Antioche est perçue par l’opinion non plus comme une secte juive[20], mais comme un groupe religieux nouveau, qui se réclame du Christ. Désormais, l’appellation marquera l’identité de l’Eglise.[21]

Aujourd’hui, l’Eglise trouve son chemin en se laissant guider par les évènements et par l’Esprit. Les difficultés actuelles rencontrées par nos communautés ne doivent-elles pas être vécues comme autant d’opportunités à être une Eglise missionnaire ? La perspective s’élargit encore devant la diversification de plus en plus large des cultures en présence et des attentes.[22] Les origines se diversifient de plus en plus au sein de nos Eglises. Des enjeux majeurs apparaissent dans l’articulation de la catholicité et de l’unité des Eglises-sœurs. Plus que jamais, c’est en discernant l’Esprit saint et la grâce de Dieu au sein de nos communautés que nous ferons Eglise. Et ce n’est pas en nous attribuant nous-mêmes le nom de chrétiens que nous ferons l’œuvre de Dieu. Nous ne serons reconnus comme tels par le monde extérieur, souvent hostile, qu’en marquant notre différence dans le concret de nos actes. Comme l’ont fait autrefois les chrétiens de l’Eglise d’Antioche.


[1] Ac 6,8 – 8,1 : Activité et arrestation d’Etienne, son discours et sa lapidation.

[2] Pierre et Jean, Etienne.

[3] Particulièrement les Hellénistes (voir Ac 6,1). Les Hellénistes étaient des disciples qui se différenciaient des Hébreux par leur lieu de naissance hors de Palestine (bien que ce critère ne soit pas décisif, ainsi Saul, considéré comme Hébreu, était né à Tarse), leur langue maternelle (le grec) et parce qu’ils étaient ouverts dans leur manière de comprendre et de vivre le judaïsme et la foi chrétienne.

[4] Leur fidélité relative au judaïsme local les met provisoirement à l’abri de la persécution.

[5] L’œuvre de l’évangéliste Luc est un grand mouvement où, avec Jésus, la Parole de Dieu monte de Galilée à Jérusalem (l’évangile de Luc) pour en redescendre dans toutes les nations (les Actes).

[6] D’abord en Samarie (Philippe), puis à Césarée (Pierre), enfin à Antioche (les Hellénistes).

[7] Il s’agit ici aussi des Hellénistes.

[8] Un des Sept, Nicolas, était originaire d’Antioche (Ac 6,5). D’autres missionnaires étaient originaires de Chypre, Barnabas (Ac 4,36) et Mnoson (Ac 21,16), ou encore de Cyrène, Lucius (Ac 13,1).

[9] Conversion du centurion romain Corneille à Césarée par Pierre (Ac 10,1-33).

[10] C’est à Jérusalem que le terme Eglise est utilisé pour la première fois pour désigner la communauté des disciples (Ac 11,1). L’Eglise de Jérusalem deviendra ainsi l’Eglise-mère de toutes les autres.

[11] Pierre s’était rendu à Césarée auprès du centurion Corneille.

[12] On peut penser à la langue, la distance, ou encore le fait qu’Antioche est une ville païenne.

[13] A un moment indéterminé, après le « concile » de Jérusalem, à l’occasion du conflit d’Antioche (Ga 2,11). Pierre sera cependant considéré comme le « fondateur » de l’Eglise d’Antioche, à tel point que les patriarches d’Antioche se considèrent encore aujourd’hui comme ses successeurs.

[14] C’est la deuxième fois qu’il apparaît dans le livre des Actes. On sait de lui (Ac 4,36) que c’est un lévite originaire de Chypre. Son nom est Joseph, surnommé Barnabas, « l’homme du réconfort ». C’est lui qui, dans le deuxième sommaire sur le partage des biens, avait vendu son champ pour mettre le montant de la vente à la disposition des apôtres.

[15] Le thème de la croissance de l’Eglise est récurrent dans le livre des Actes.

[16] Après sa conversion à Damas, Saul y avait prêché quelque temps avant de fuir (Ac 9,11b-25). Il s’était rendu à Jérusalem où Barnabas l’avait introduit auprès des apôtres. Il avait fui la ville car les Hellénistes avaient cherché à le faire périr (Ac 9,26-30). Selon Ga 1,18 – 2,11), cette disparition aurait duré près de dix ans. C’est donc Barnabé qui, après avoir été son mentor auprès des apôtres, le « remet en selle » à Antioche.

[17] La vocation de Saul (Ac 9,15).

[18] En grec christianos, qui provient de Christos (le Christ).

[19] Frères (Ac 1,15), Croyants (Ac 2,44), Disciples (Ac 6,1), la Voie (Ac 9,2), Les Saints (Ac 9,13).

[20] Dans le procès de Paul à Césarée, le réquisitoire de Tertullus utilisera encore le terme péjoratif de secte des Nazoréens Ac 24,5).

[21] Même si le nom de chrétien pourra être utilisé comme sobriquet par les païens, comme le suggère Pierre : « Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, qu’il glorifie plutôt Dieu de porter ce nom » (1 P 4,16).

[22] Le récent synode sur l’Amazonie le montre clairement, en pointant des fonctionnements, des besoins  et des attentes que ne rencontrent pas nos Eglises occidentales.