évangile et homélie de ce 6 novembre

Evangile selon Saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris 80.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

Que vais-je faire ? Nous pourrions nous poser la même question en ce temps de crise. Le gérant de l’évangile d’aujourd’hui n’est certes pas un bon exemple. Il fraude pour les autres, pour qu’ils lui viennent en aide dans le besoin. Il se sert de l’argent de son maitre et de ses amis pour son propre bien être.

Face à la crise que nous traversons, face à notre monde qui nous semble souvent tourner de travers, nous devons nous remettre en question. Qu’est-ce que je vais faire ?

Travailler ? oui il nous le faut. Travailler pour faire naitre un monde meilleur, un monde en paix, un monde solidaire et fraternel. Même si le travail nous semble plus ardu aujourd’hui, nous ne pouvons rester les bras croisés à attendre que d’autres trouvent des solutions pour trouver un chemin ou avancer.

Mendier ? oui, il nous le faut. Mendier la solidarité, mendier la charité, mendier les signes de paix. Mendier l’amour de Dieu. Car nous ne pouvons-nous contenter de penser aux choses de la terre, aux réalités qui passent, rappelait saint Paul dans la première lecture. Nous avons notre citoyenneté dans les cieux, et avons tant à recevoir de Dieu lui-même.

Frauder ? Non, nous ne suivrons pas ce chemin. Nous devons être des enfants de lumière, des témoins de la vérité.  Dans notre monde qui nous semble parfois faux, il nous faut oser rester des hommes et des femmes de droiture.

Que pouvons-nous faire ? Prier et aimer.  Avant d’agir pour un monde meilleur, remettons nos énergies, nos volontés sous le regard de Dieu, pour que notre action soit en fait celle qu’Il voudrait, que Ta volonté soit faite. Il nous faut prier, il nous faut aimer, avons-nous redécouvert il y a quelques jours. En ce temps difficile, faisons briller la lumière du Seigneur autour de nous, alors nous pourrons reprendre ces paroles de Paul à notre propre compte : Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.

Tenons bons dans le Seigneur et trouvons en lui notre force pour vivre en chrétien cette journée.

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