méditation du quatrième dimanche d’Avent

Même quand il est confiné, Alexis continue à nous nourrir de ses méditations. Merci à lui!

Aujourd’hui, Dieu vient émerveiller le monde. Il manifeste sa tendresse par l’espérance joyeuse de deux femmes enceintes. Marie va à la rencontre d’Élisabeth, promesse de la vie qui va naître. Premier contact de Jean le Précurseur avec celui qu’il annonce, Jésus le Sauveur. L’Église, assemblée ce jour, s’approche des témoins de l’événement. Elle entre dans la maison de Zacharie, salue Élisabeth, vénère Marie bénie de Dieu, prend part à la louange du ciel et de la terre pour celui qui vient. Cette liturgie conduit au Christ dont elle révèle le mystère dans sa profondeur. Il est entré dans notre vie pour que nous entrions dans son offrande. Heureux sommes-nous de croire à l’accomplissement de la parole du Seigneur !

Tressaillement de joie ! Par Élisabeth, le peuple de la première alliance voit se lever l’aube nouvelle. Car voici venir les jours où le Seigneur accomplira sa promesse de bonheur. Toute l’attente d’Israël, toutes les recherches tâtonnantes des nations trouvent en Jésus qui vient l’aboutissement de leur espérance. En lui, Dieu prend corps, il entre dans les maisons et partage le chemin des hommes.

La promesse peut paraître fragile. Quantité d’événements présagent le malheur et la tristesse plutôt que le bonheur et la joie. Beaucoup s’interrogent encore où est passée l’espérance et vivent dans le dépit. Nous savons pourtant que le règne de Dieu est toujours en germe, que le bonheur reste caché et qu’il ne se manifeste pas encore dans l’éclat de sa victoire définitive. Nous l’avons appris, et nous devons sans cesse le réapprendre, tant est grande notre désillusion devant les lenteurs du Royaume et devant l’échec apparent de la bonne nouvelle auprès des hommes d’aujourd’hui.

Et pourtant, c’est bien là que se joue l’essentiel de notre foi. Elle nous fait rejoindre les événements du salut comme une longue histoire dans laquelle nous prenons place pour en prolonger l’œuvre.

Oui, aujourd’hui, nous, peuple de Dieu qui faisons mémoire de ces événements, nous prenons part à cette joyeuse rencontre d’Élisabeth et de Marie, de Jean-Baptiste et de Jésus. Par l’écoute de la parole de Dieu, par la communion à celui qui nous parle, par la foi dans laquelle nous la recevons, par la louange qu’elle suscite, nous voici, aujourd’hui, dans la maison de la rencontre, participants des faits. L’exaltation d’Élisabeth est notre louange, la hâte de Marie est notre espérance, le bonheur qui les remplit toutes deux, c’est la joie de notre foi.

Ainsi relisons-nous cette évocation de Marie comme une figure de l’Église. Comme elle, nous avons reçu la Parole et nous l’avons méditée en nos cœurs. Comme elle, nous sommes porteurs de la Bonne Nouvelle à porter au monde. Et c’est la hâte des messagers qui habite le peuple de Dieu lorsqu’il prend sa part, en ce moment de l’histoire, à la mission reçue du Christ.

Voici que les semaines de l’Avent touchent à leur fin. Pas à pas, nous avons fait le chemin qui va de la promesse à l’accomplissement. Nous voici proches de Noël, prêts à contempler celui qui est venu, qui vient et qui reviendra. Nous voici prêts à le célébrer dans la vérité et dans la joie de la renaissance.

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