la parole de ce 5 juin

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée

Bien-aimé, toi, tu m’as suivi pas à pas dans l’enseignement, la manière de diriger et les projets, dans la foi, la patience, la charité et la persévérance, dans les persécutions et les souffrances, celles qui me sont arrivées à Antioche, à Iconium et à Lystres, toutes les persécutions que j’ai subies. Et de tout cela le Seigneur m’a délivré. D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre en hommes religieux dans le Christ Jésus subiront la persécution. Quant aux hommes mauvais et aux charlatans, ils iront toujours plus loin dans le mal, ils seront à la fois trompeurs et trompés.
Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris. Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien.

commentaire de ce 5 juin

Dans la première lecture cette eucharistie, nous voyons saint Paul, encourager Timothée à vivre sa foi : demeure ferme dans ce que tu as appris.  Nous pouvons reprendre cet encouragement pour nous aujourd’hui. Nous ne pouvons dire que notre foi est acquise une fois pour toute, que tout a été dit au jour de notre baptême et que nous avons simplement à laisser couler le fleuve de notre vie chrétienne. Notre chemin de foi n’est pas un long fleuve tranquille, les derniers mois en ont été une preuve. Mais ces trois mois de confinement ne ont  pas faire perdre notre foi et notre espérance. Nous ne pouvons nous contenter de subir notre vie chrétienne, nous devons la vivre, la rendre vivante.

Pour tenir bon dans la prière, nous avons la chance de pouvoir en toute eucharistie ouvrir le livre des saintes écritures. Nous nous sommes nourris dans ces derniers mois de la parole qui n’est pas une simple parole humaine. Elle est parole de Dieu pour chacune et chacun d’entre nous. Dieu ne reste pas muet, il parle au plus secret de notre cœur. Grâce à cette Parole, nous sommes équipé pour faire toute sorte de bien.

Saint Boniface nous encourage a accueillir la parole de Dieu, disait le pape Benoit XVI

Saxon né en Angleterre vers 675 sous le nom de Winifred, il fut très jeune attiré par l’idéal monastique. Ordonné prêtre à trente ans, il entendit l’appel de Dieu à se consacrer à la conversion des païens du continent. En 716, avec quelques compagnons, il prend le chemin de la Frise, « où échoua sa première initiative d’évangélisation à cause de l’opposition d’un chef local. S’étant rendu à Rome deux ans plus tard pour y rencontrer le Pape, Grégoire II l’encouragea, lui donna le nom de Boniface et le chargea de mission officiellement auprès des peuples germaniques »…
Il fonda de nombreux monastères, masculins et féminins, lesquels constituèrent « des phares de diffusion de la foi et de la culture chrétienne dans ces régions… A près de 80 ans, il projeta une nouvelle mission évangélisatrice… dans le pays qui avait vu ses premières expériences. Mais, en 754 probablement, des frisons païens l’assassinèrent à Dokkum tandis qu’il célébrait la messe ».

merci au site nominis pour les notes bibliographiques sur Saint Boniface!

Évangile de ce 4 juin

Evangile selon saint Marc.

En ce temps- là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.