Évangile du 3 juin

Evangile selon saint Marc

En ce temps-là, des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ­ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. »

commentaire du 3 juin

En ce jour où nous célébrons saint Charles Luanga et ses compagnons, martyrs de l’Ouganda, nous pouvons admirer le courage de ces témoins qui, au péril de leur vie, ont mis leur foi en avant. Leur espérance de nouveaux chrétiens est si forte qu’ils vivent la parole que nous venons d’écouter. Ils mettent leur confiance en un Dieu de Vie, qui peut nous combler de bonheur, au-delà de nos attentes humaines. Jésus nous parle dans l’évangile de la vie après la mort. Au-delà de nos liens humains qui peuvent nous unir ici-bas, il y a ce lien divin qui nous unit à Dieu. Si nous serons avec Dieu, qu’espérer de plus ? les vivants de la vie éternelle sont comme des anges, ils contemplent la face de Dieu ; et sont ainsi comblés. Les martyrs de notre foi ont compris cette réalité, eux qui ont préféré continuer à vivre leur foi, tout en sachant les souffrances qu’ils allaient endurer.

Le témoignage des martyrs porte du fruit. La volonté du roi Mwanga de faire disparaitre toute religiosité, en rendant le martyr des chrétiens public, ne peut avoir de poids face à l’amour de Dieu. C’est ainsi que les martyrs d’Ouganda ont fait grandir la foi dans leur pays. Ils n’ont pas vécu pour eux, mais pour le Seigneur, Dieu des vivants.

Et nous même, nous ne sommes pas appelés à donner un témoignage aussi fort, mais nous pouvons affirmer un Dieu Amour, mettre l’essentiel de notre vie en lien avec Dieu. Et nous rejoignons dans notre prière aujourd’hui tous ces chrétiens qui aujourd’hui encore ne peuvent vivre leur foi en toute liberté. Soyons nous aussi des témoins d’un Dieu Amour, même au cœur des difficultés, même si notre témoignage n’est pas bien accueilli par le monde.

évangile de ce 2 juin

Evangile selon saint Marc

En ce temps-là, on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler, et ceux-ci vinrent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? » Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Faites-moi voir une pièce d’argent. » Ils en apportèrent une, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? – De César », répondent-ils. Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.