commentaire sur l’évangile

Saint Pierre est bien humain en posant sa question à Jésus, humain mais aussi vertueux. Pardonner 7 fois, c’est pour nous déjà énorme comme effort. Pardonner 7 fois, c’est ne pas s’emporte pendant ces nombreuses offenses. 7 est aussi un chiffre de plénitude. Le pardon que Pierre se propose de donner est donc un pardon entier.

Pourtant, Jésus ne se contente pas de ce « petit » pardon, Il lui demande de surpasser ses capacités. Nous l’avons bien compris, il ne faut pas pardonner 490 fois (7X70) mais infiniment.

Jésus ne cherche pas à donner un chemin d facilité à ceux qui veulent le suivre, il leur indique un chemin d’exigence, un chemin de sainteté. Quand il enseigne à ses disciples une prière, Jésus leur fait cadeau du Notre Père. Mais si nous avons la chance de pouvoir appeler Dieu Abba, Père, nous devons aussi dire en vérité des paroles bien plus difficiles : pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.  Si nous ne savons pas franchir le pas du pardon quand nous avons été blessés, nous ne pouvons en vérité être les disciples d’un Dieu miséricorde, qui nous accorde toujours son pardon. Jésus lui-même, en croix a ces paroles étonnantes ; Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »

Jésus nous rappelle aussi comme il rappelle à Pierre que le pardon n’est pas un mot du bout des lèvres. Il nous faut pardonner du fond du cœur. Si l’offense a pu blesser notre cœur, le pardon peut apaiser cette souffrance, aussi profonde soit elle. Alors nous pouvons non pas faire table rase du passé et dire que cette blessure n’existe plus mais oser espérer en une suite du chemin ensemble, enfin réconciliés.

Alors que nous prions si souvent le Notre Père, osons le Vivre en vérité, avec ses exigences. Le Pardon n’est certes pas facile à donner quand l’offense est conséquente, mais nous savons combien le pardon peut être libérateur combien il peut être source de joie pour celui qui est pardonné, celui qui pardonne, et pour Dieu lui-même. 

Si nous vivons de ce pardon, nous arriverons aux fêtes pascales avec un cœur lumineux, un cœur en accord avec la vraie joie pascale.

Bonne journée à vous, portons nous dans la prière.

évangile du 17 03

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Nouvelles mesures sanitaires pour l’Eglise de Belgique

Coronavirus : L’Eglise catholique de Belgique suspend aussi les baptêmes et mariages religieux

Les autorités civiles ont pris des mesures plus restrictives contre le Covid 19. Seules des funérailles en cercle restreint sont possibles. Ainsi les baptêmes et mariages religieux ne sont plus autorisés, même en cercle restreint.

SIPI – Bruxelles, lundi 16 mars 2020