méditation de Noël

Noël chante l’espérance de l’humanité. Espérance d’un univers renouvelé dans l’amour, la lumière, la joie, la paix. Une espérance fragile, fragile à la manière d’un petit enfant, d’un nourrisson faible et sous l’entière dépendance des soins de sa mère. Mais une espérance tenace. Tenace comme la vie qui surgit dans les milieux les plus arides, qui toujours crée de nouvelles voies, emprunte de nouveaux chemins. Noël s’enracine dans le mystère de la naissance, le miracle de la vie qui naît.

Aujourd’hui un enfant nous est né. Le Dieu tout-puissant, le Seigneur des univers, se présente à nous sous les traits d’un nouveau-né. Il fait preuve à notre égard d’un extraordinaire amour, d’une délicatesse inimaginable, d’une patience hors du commun. Dieu s’offre tout entier à nous, sans rien garder pour lui. L’enfant dans la mangeoire porte tout l’amour de Dieu, il s’offre en cadeau pour le bonheur, la joie et la vie de l’humanité toute entière.

Á nous le Seigneur toujours se propose, jamais ne s’impose. Il se place sur notre chemin afin de se faire inviter. Venu sous la fragilité d’un enfant, il nous fait comprendre qu’il n’est pas une menace pour nous, qu’il a le souci de préserver notre liberté. Son visage d’enfant nous rappelle, dormant en nous, une grande capacité à aimer, à nous oublier nous-mêmes.

Il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Indigence et dénuement de tous les errants. En cet espace de pauvreté semblable à tant de lieux de misère, sachons reconnaître l’endroit de la présence du Seigneur. L’enfant de Noël vient déclarer la solidarité de Dieu avec tous les humbles de la terre. L’être humain que Dieu aime est une personne concrète, qui a une culture, un pays, une famille, un travail, un corps. Tout ceci intéresse Dieu parce que c’est important pour nous. Y-a-t-il de la place pour lui dans la salle commune quand nous débattons de ce qui fait notre vie ?

De cette naissance divine à Bethléem, seuls les bergers du voisinage sont avertis par les anges. Aucune annonce aux officiels, aux notables, aux prêtres. Les bergers ne sont pas riches, les troupeaux ne leur appartiennent pas, ils n’en sont que les gardiens. Ils n’ont pas bonne réputation, juste des gens rustres vivant en marge des communautés. Le nouveau-né vient pour les pauvres, pour les exclus, pour ceux que la société rejette, qui sont tenus pour sans importance. Dieu marque sa préférence et son amour pour les plus petits, les plus fragiles, qui ont gardé un cœur de pauvre.

Dans son incarnation, Dieu se fait le compagnon des déshérités. Il nous apprend les vraies valeurs de l’existence, la solidarité, la justice avec les démunis. Toujours Jésus rend leur dignité aux pauvres, il fait d’eux la colonne vertébrale de son Évangile. Il nous appelle à vivre dans le monde en êtres fraternels et responsables.

Qu’est-ce qui se passe sous nos yeux ? Bethléem et sa nuit étoilée ? Les anges et leurs enchantements ? Les bergers enveloppés de lumière ? L’aujourd’hui du mystère, c’est le Christ qui naît au cœur du monde, lumière au milieu des ténèbres, suscitant au cœur de l’histoire humaine de nouveaux chants de louange, de nouvelles lumières, de nouveaux témoins. Jésus naît en nous chaque fois que nous témoignons de l’espérance d’une humanité de justice, d’amour et de paix. C’est cela le miracle de Noël.

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