feuille liturgique pou la Fête Dieu





 

Saint sacrement, 14 juin 2020

Introduction

Est-il meilleur jour pour retrouver le chemin de l’eucharistie que celui où nous célébrons la fête du Corps et du Sang du Christ, la Fête-Dieu ? Christ, pain de vie, se donne à nous qui avons été privés pendant de longs mois de cette force pour alimenter notre foi, entretenir notre espérance, nourrir notre charité. Bien sûr la prière et l’écoute de sa Parole nous relient au Christ mais la communion sacramentelle nous unit à lui corps et âme, pour qu’il soit en nous source de vie. Et puis ce repas du ciel, c’est à un peuple qu’il est offert, une famille de frères et de sœurs qui, confinée, n’a pas pu se réunir. Ce jour est retrouvailles ! La table est prête comme celle qui, dans nos maisons, il y a peu aussi, a pu s’ouvrir à nouveau aux enfants, petits-enfants, amis et proches. Nous voici aujourd’hui en famille, rassemblés à la table du Père pour le repas du plus grand amour. Peut-être pourrions-nous nous saluer mutuellement, sans contact bien sûr, mais à distance, en faisant à gauche et à droite, et devant et derrière un signe de tête souriant, histoire de nous souhaiter mutuellement la bienvenue dans la joie de nous retrouver.

Litanie pénitentielle 

*Seigneur Jésus, tu es le pain vivant descendu du ciel. Tu donnes la vie éternelle. Sois la force de ceux qui peinent. Prends pitié de nous.

* O Christ, ton corps livré est le vrai pain. Tu donnes la vie au monde. Sois l’unité de ton Église. Prends pitié de nous.

* Seigneur, ton sang versé est source de joie. Tu es l’espérance des hommes. Sois le réconfort des affligés. Prends pitié de nous.

Intentions

* A la table du Christ, pain de vie, nous apportons les solidarités des hommes. Nous pensons à ceux qui servent les plus pauvres, ceux qui visitent les prisonniers, ceux qui soignent les malades. Pour eux, nous demandons la joie des serviteurs.

* A la table du Christ, pain de vie, nous apportons les détresses des hommes. Nous pensons à ceux que le désespoir a gagnés, ceux que le découragement a abattus, ceux que l’angoisse a enserrés. Pour eux, nous demandons la paix du cœur.

* A la table du Christ, pain de vie, nous apportons les engagements des hommes. Nous pensons à ceux qui gouvernent pour le bien de tous, ceux qui conduisent l’Église en ces temps troublés, ceux qui annoncent l’évangile par leurs paroles et leurs actes. Pour eux, nous demandons l’enthousiasme qui mobilise.

* A la table du Christ, pain de vie, nous apportons les souffrances des hommes. Nous pensons à ceux que la mort a éloignés de nous, ceux que le deuil a frappés, ceux que le décès de proches rend inconsolables. Pour eux, nous demandons l’espérance pascale.

A la fin de cette célébration veuillez reprendre votre feuille liturgique avec vous. Merci

méditation pour la Fête Dieu

Donner sa chair à manger. Parole incompréhensible, intolérable, scandaleuse pour ceux qui écoutaient Jésus. Propos obscurs et provocateurs qui ont entraîné répulsion et abandon chez pas mal de disciples. Mais ce qui dans les Écritures choque, y est généralement inséré pour susciter la réflexion et inciter à la découverte de réalités essentielles. En l’occurrence le sens de la communion à Dieu et aux frères.

Communier signifie beaucoup plus que le processus individuel de recevoir le sacrement de l’Eucharistie. Le verbe provient du latin communicare (qui a donné communiquer) qui veut dire avoir part, partager, participer, être en relation avec. La communion est donc une mise en commun, un partage, une mise en relation. Il y a quelque chose d’insatisfaisant au fait de communier si on ne communie pas avec. On communie en entrant en relation avec Dieu, comme avec nos frères.

La foi conditionne la communion. Si la foi peut se passer du sacrement (ainsi la communion spirituelle ou de cœur que nous avons vécue pendant le confinement), le sacrement ne peut jamais aller sans la foi. La foi est déjà une première communion au Christ, qui doit précéder le rite sacramentel et est orientée vers lui, comme l’amour doit précéder l’acte d’amour et le faire désirer.

Jésus insiste sur la nécessité de communier à son Corps et à son Sang pour avoir part à la vie éternelle. Lui-même est le pain vivant. Par sa mort et sa résurrection, en se faisant nourriture pour les croyants, le Fils se donne tout entier pour nous faire vivre, pour nous partager la vie éternelle qu’il reçoit du Père. De même que moi je vis par le Père, dit-il, de même celui qui me mange vivra par moi (Jn 6,57). Nul ne peut se sauver sans lui, mais la vie qu’il nous apporte ne peut se passer de la communion spirituelle.

Jésus est le Verbe, la Parole qui était au commencement (Jn 1,1). Être en communion avec lui, c’est donc communier à la Parole de Dieu. Parole qui nous est donnée à manger, à ruminer chaque fois qu’elle est proclamée. Et l’Ange ne dit-il pas, au Voyant de l’Apocalypse, en lui donnant le petit livre : Prends et mange-le, il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche, il aura la douceur du miel (Ap 10,9) ? Double aspect de la Parole, douceur à la recevoir en promesse de salut, âpreté d’en témoigner dans un milieu hostile. Parole de communion au Corps du Christ qui le rend présent à ceux qui l’entendent.

Communier signifie encore former un seul corps (I Co 10,17). L’eucharistie est signe efficace d’unité du Corps. Seul en est digne celui qui accepte de communier avec ses frères en Christ. Ainsi donc, que chacun s’éprouve soi-même avant de manger ce pain et de boire à cette coupe, car celui qui mange et boit sans discerner le corps mange et boit sa propre condamnation (I Co 11,28-29). Celui qui garde sa vie pour soi-même refuse de faire corps avec ses frères et se sépare du Corps, qui est le Christ. Communier suppose d’abord une réconciliation, une solidarité, un partage avec les frères.

La fête du Corps et du Sang du Christ est celle d’un Dieu qui se donne en nourriture et fait de nous son Corps. C’est la fête de la présence réelle du Christ dans l’assemblée réunie, dans la Parole proclamée, dans les espèces eucharistiques où il se donne pour nourrir en nous la vie.

reprise des célébrations

Saint-André – Lierneux

Chers amis,

Nous reprendrons nos célébrations ce dimanche 14 avec la célébration de la fête Dieu. Les règles sanitaires à suivre sont difficiles à suivre, mais nous les suivront.

Pour permettre à ceux et celles qui le désirent de célébrer ensemble, et comme nous ne pouvons être plus de 45 paroissiens par messe, la décision à été prise de dédoubler la messe. Nous commencerons avec la messe à 10h (attention, pas 10h30) qui sera suivie de la messe de 11h15 après la désinfection des bancs. Pour rejoindre l’église, n’oubliez pas votre masque, qui sera recommandé pour la célébration et obligatoire pour la communion.

Nous vous demandons de respecter les différentes règles qui vous seront données.

*le masque est recommandé pendant la célébration et obligatoire pour le mouvement de communion.

*désinfection des mains en entrant dans l’église.

*votre place vous sera désignée, pour respecte la distanciation.

*un sens de circulation est installée dans l’église.

*évitons les mains serrées et les embrassades.

*un seul lecteur par célébration.

*dans l’église de lierneux, un nombre maximum de 45 paroissiens par messe devra être respecté.

*nous vous demandons de reprendre votre feuille liturgique avec vous.

*la collecte se fera par un panier qui se trouvera au fond de l’église.

Espérons que nous reviendrons rapidement à des conditions plus classiques de célébration.