commentaire de ce 30 mai

A la veille de la pentecôte, nous voyons combien Paul est sans crainte.  Il est enchainé physiquement, mais son esprit et sa parole sont bien libres. L’Esprit de Pentecôte est un Esprit de force. Quand nous défaillons sur notre chemin de foi, l’Esprit Saint vient à nouveau souffler dans les voiles de nos vies et nous redonne énergie pour que nous puissions à nouveau choisir de faire un pas de plus à la suite du Seigneur.  L’Esprit donne à Paul de continuer à donner son témoignage, sans peur mais avec une grande assurance.

Face aux défis de notre monde, nous nous sentons parfois bien démunis pour agir en chrétiens. Nous n’osons plus trop ramer pour avancer un pas de plus.  Paul ne veut pas garder sa foi pour lui, il invite comme le faisait notre chant d’entrée : ouvrez vos cœurs au souffle de Dieu !  Nous pouvons entendre cet appel pour nous, mais aussi le faire retentir autour de nous. Nous pourrons alors affirmer que cet Esprit est à l’œuvre à travers nous, il respire en notre bouche plus que nous même.

L’esprit de pentecôte nous tourne vers le Seigneur, nous donne d’écouter sa parole, de nous nourrir en toute communion, de chanter sans cesse la louange de Dieu. Les chants à l’Esprit que nous avons écouté ces jours de préparation à la Pentecôte peuvent nous aider à mieux vire cette journée sous le regard bien aimant de Dieu.  Osons faire entendre la douce voix de Dieu dans notre monde, clôturons ce temps de Paques comme nous l’avons commencé, soyons témoins du Dieu d’amour, vivons de l’Esprit de nos baptêmes.

évangile de ce 29 mai

Évangile selon Saint Jean

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

commentaire de ce 29 mai

Si nous voulons vivre en chrétiens, vivre au vent de l’Esprit il nous faut vivre d’amour. Nous l’avons déjà vu précédemment. Mais Jésus le rappelle à tous les apôtres en interpellant Pierre et en lui demandant s’il respecte ce commandement de l’amour. Par trois fois, jésus pose la question à Pierre, « m’aimes-tu ?» Jésus n’a il donc pas entendu la réponse de Pierre quand il lui repose par trois fois cette question ? nous pouvons rapprocher ces trois questions des trois reniements de Pierre dans la nuit de la passion. Si par trois fois, Pierre a pu dire, «je ne connais pas cet homme » il est invité à dire tout son amour de Dieu. et si nous revenons au texte original de l’évangile de Jean, nous pourrions même comprendre la troisième réponse de Pierre comme : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aimerais jamais assez »  cette troisième réponse de Pierre est criante de vérité, et c’est cette réponse que nous pourrions donner si cette  même question nous était posée. Notre amour de Dieu ne sera toujours que trop limité face à la grandeur de l’amour de Dieu.

Et si nous pouvons prendre cette question pour nous, nous pouvons aussi prendre l’appel du christ pour nous ; « suis-moi » chaque jour, nous avons à nous mettre en marche à la suite du Seigneur, à marcher un pas de plus sur son chemin d’amour. Reconnaissons la grandeur de l’amour de Dieu pour chacun de ses enfants et grandissons aujourd’hui dans l’amour de Dieu et celui de nos frères et sœurs.