commentaire de ce 27 mai

En entendant la prière que le jésus Christ adresse au Père, nous pouvons encore mieux discerner l’action de l’esprit dans notre monde, que ce soit il y a 2000 ans ou aujourd’hui.

Nous découvrons que l’Esprit saint est source d’unité, d’écoute et de vérité.

L’Esprit saint est source d’unité. En essayant d’être des artisans d’unité, nous ferons la volonté de Dieu.  Nous pouvons faire grandir l’unité en nous rapprochant de Dieu, et en nous rapprochant de nos frères et sœurs. Si nous vivons le commandement d’amour que donne Jésus, nous serons de ces artisons d’unité. Nous serons unis en chrétiens, et nous serons unis à Dieu en recherchant par nos actions à accomplir sa volonté.

L’Esprit saint nous ouvre le cœur à l’intelligence des écritures.  Il nous donne d’écouter Dieu quand Il s’invite dans le quotidien de notre vie. Il nous faut oser demander au Seigneur d’ouvrir nos cœurs à son Esprit pour que nous puissions mieux l’entendre, et agir selon Sa volonté. Notre monde nous semble parfois sourd à la spiritualité, ouvrons grandes les oreilles de notre cœur, écoutons-la voix de Dieu qui résonne au plus profond de nous-même.

Il nous faut aussi agir avec l’Esprit de Vérité. Jésus a vécu en homme de vérité, et nous tentons de suivre sa route. Nous devons remarquer que notre monde ne nous pousse pas à plus d’unité, plus d’écoute, plus de vérité. Mais nous ne pouvons-nous contenter de vivre selon les lois qui dirigent notre monde. Notre espoir n’est pas uniquement pour ce monde qui passe. Si nous avons les pieds sur terre, n’oublions pas d’avoir les yeux levés au ciel.  Nous n’avons pas à vivre hors du monde, mais à faire toujours le choix du bien et éviter les tentations faciles.

Que cet Esprit de vérité, d’écoute et d’unité sois notre force pour avancer aujourd’hui au chemin de Dieu.

la parole de ce 26 mai

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, depuis Milet, Paul envoya un message à Éphèse pour convoquer les Anciens de cette Église. Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous, depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie : j’ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et les épreuves que m’ont values les complots des Juifs ; je n’ai rien négligé de ce qui était utile, pour vous annoncer l’Évangile et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison. Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs pour qu’ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus. Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce qui va m’arriver là-bas. Je sais seulement que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville, que les chaînes et les épreuves m’attendent. Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie, pourvu que j’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu. Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume. C’est pourquoi j’atteste aujourd’hui devant vous que je suis pur du sang de tous, car je n’ai rien négligé pour vous annoncer tout le dessein de Dieu. »

méditation du 26 mai

Les adieux de Paul aux Anciens d’Éphèse sont empreints d’une charge émotionnelle très forte. Paul est conscient qu’il part sans retour. Il laisse des communautés qu’il chérit pour aller à Jérusalem où l’attend son destin. Il connaît les difficultés qu’il y rencontrera et il accepte le péril qu’il va courir.

La situation n’est pas sans analogie avec le discours ultime de Jésus à ses disciples après leur avoir annoncé sa passion et sa Résurrection, et la fervente prière qu’il adresse pour eux à son Père. Dans les deux cas, la douleur de la séparation doit face place à autre chose, une continuité dans la mission doit s’installer pour que le témoignage de la Bonne Nouvelle du salut soit apporté à tous.

Après s’être adressé à des juifs et à des païens, Paul se tourne vers les chrétiens, et plus précisément des dirigeants d’Église. Il leur évoque à la fois son passé en Asie, mais aussi son présent et un avenir incertain. Il exhorte ses auditeurs à la vigilance et à l’amour fraternel. Il les charge de poursuivre le travail que lui-même a accompli au service de l’Évangile et de l’Église.

Comme Jésus avant lui, Paul pressent la situation d’échec auquel il va être confronté. Il l’envisage avec lucidité, mais aussi avec toute la persévérance et le sentiment d’accomplir ce à quoi il a été appelé. À aucun moment, il n’a dévié du chemin qui lui a été tracé, malgré les larmes et les épreuves, les chaînes et les détresses. Ce qui lui arrive lui importe peu, pourvu qu’il mène à bien sa course au service du Christ. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour la proclamation du Règne de Dieu, et désormais chacun est responsable de son sort.

Son discours n’est pas celui d’une autojustification, mais relève à la fois d’une constatation lucide du chemin accompli et d’une exhortation à ceux qu’il a mis en place dans les Églises à continuer à annoncer le Royaume de Dieu, qui est le thème essentiel de la prédication apostolique.

Paul, par toute sa vie, est entièrement enchaîné par l’Esprit, qui est le véritable initiateur de sa mission apostolique. L’Esprit saint intervient directement dans son envoi auprès des païens et lui donne de rendre témoignage de l’Évangile de la grâce de Dieu. Il lègue maintenant cette mission de témoigner aux Anciens d’Éphèse qui, à leur tour, sont appelés à prendre les responsabilités de leurs communautés.

Aujourd’hui comme hier, les chrétiens sont sollicités à être témoins du Royaume. Ne sommes-nous pas un peu à l’image des Anciens d’Éphèse, laissés seuls pour continuer l’œuvre d’évangélisation entreprise ? Comme eux, nous avons bénéficié de la sollicitude de ceux qui n’ont rien négligé de ce qui pouvait nous être utile. Comme eux, nous abordons des temps difficiles, dans un monde indifférent ou hostile au message de l’Évangile. Comme eux, nous sommes amenés à prendre nos responsabilités pour annoncer le Règne de Dieu.

En ce temps où nous attendons l’effusion de l’Esprit de sainteté, ouvrons nos cœurs et nos esprits pour vivre de ce qu’il nous donne. Et pour nous souvenir que c’est bien à témoigner de la grâce de l’Évangile de Dieu que nous sommes appelés.