feuille liturgique de ce sixième dimanche de Pâques

Sixième dimanche de Pâques 10 mai 2020

Introduction

Comme dimanche dernier, la liturgie nous invite à porter notre regard sur le Christ qui annonce son départ vers le Père. Aujourd’hui, il fait la promesse d’être toujours avec nous, mais autrement. Que notre cœur s’ouvre à cette nouvelle présence du Seigneur dans notre histoire. Bénissons le pour les merveilles que son Esprit accomplit chaque jour en notre monde.

Litanie pénitentielle par aspersion

Première lecture

Lecture du livre des actes des apôtres

En ces jours-là, Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient. Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris. Et il y eut dans cette ville une grande joie.
Les Apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu. Alors ils y envoyèrent Pierre et Jean. À leur arrivée, ceux-ci prièrent pour ces Samaritains afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint ; en effet, l’Esprit n’était encore descendu sur aucun d’entre eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent l’Esprit Saint.

Psaume 65

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! R

« Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes. R

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance. R

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme.
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour ! R

Seconde lecture de la première lettre de Saint Pierre apôtre

Bien-aimés, honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ. Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal. Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair ; mais vivifié dans l’Esprit.

Evangile selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

Une méditation sur l’évangile se trouve sur le site de l’Unité pastorale

Intentions

Nous allons vers la fin du temps pascal. En ce dimanche, avec toute l’Eglise, nous rendons grâce à Dieu pour les premiers jours du dé-confinement pour notre pays. Ensemble, prions

R/Seigneur donne nous ton Esprit pour bâtir ton royaume

  1. Le psalmiste invite tout homme à venir et à voir les hauts faits de Dieu. En ce mois de mai, notre pape François nous invite à regarder les bienfaits réalisés par les diacres et surtout à prier pour eux, qu’ils soient toujours fidèles à leur charisme au service de la Parole et à celui des pauvres, et qu’ils soient signes stimulants pour toute l’Église. Seigneur, nous te prions. R/
  2. St Pierre a conseillé de consentir à la souffrance en faisant du bien selon la volonté de Dieu, au lieu de faire du mal. Prions pour ceux qui cherchent à reconstruire la société humaine après les désastres causés par la pandémie, qu’ils résistent aux attaques des pouvoirs politiques et économiques égoïstes pour promouvoir le bonheur et la dignité humaine. Seigneur, nous te prions. R/
  3. Jésus Ressuscité, avant de rejoindre Dieu, le Père, a demandé le Défenseur pour nous. Que cet Esprit nous aide à vivre avec notre entourage, tel qu’il est, sans appréhension, sans jugement et avec libéralité, afin que les souffrances du confinement  soient retirés du cœur de l’homme grâce notamment à l’amitié et à la fraternité qui émanent des baptisés. Seigneur, nous te prions. R/
  4. Nous te confions Seigneur, nos défunts pour qui est célébrée la messe de ce dimanche : Albert Wagener et marie José Demarche, Sylvie Koos, Jean Senger  défunts famille Thomas Senger, Albert Paquet, François Samray, Honorine Lallemant et parents défunts

Dieu le Père, reçois nos prières en ce jour. Que ton Esprit de Vérité soit sur cette terre et qu’il amène tout homme à toi par ton Fils, le Christ, notre Seigneur. Amen.

méditation du sixième dimanche de Pâques

Aujourd’hui, le Christ nous invite à un amour authentique, durable, actif. Garder ses commandements signifie pratiquer cet amour gratuit, charité, cet amour que Dieu nous porte et dont Jésus a été le témoin en aimant jusqu’au bout. Et dans le Christ, nous sommes rendus capables d’aimer à notre tour, malgré nos faiblesses. Un amour à vivre dans la communion avec le Père, le Fils et l’Esprit saint.

Dans un ultime entretien avec ses disciples après la Cène, Jésus leur promet un Défenseur, l’Esprit saint, pour les aider à progresser dans la connaissance et lui rendre témoignage. À ce moment où tout bascule pour lui, il s’adresse spécialement à ceux qui lui sont dévoués et qui l’ont accompagné jusqu’à Jérusalem. Il veut leur apporter un réconfort et un soutien dans les bouleversements qu’ils devront rencontrer.

Jusque-là, il avait été possible à tous et à chacun de l’aborder, de le voir vivre et évoluer dans le monde. Avec Pâques, ce temps est maintenant révolu. Avec sa mort et sa résurrection, tout rapport physique est aboli. Après son Ascension, le rapport au Christ devient spirituel, dans la communion de l’amour de Dieu. La relation se fait par un autre média, la méditation de sa Parole avec l’aide de l’Esprit saint.

C’est selon l’Esprit de vérité que l’on peut ainsi connaître Jésus. Or le monde ne peut le recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas. Ce qui est matériel est inapte à comprendre les réalités spirituelles. Seul un cœur aimant se révèle sensible aux réalités de l’Esprit. Dans l’amour de Dieu prend naissance le vent de Pentecôte. L’Esprit souffle dans l’abondance de ses dons sur ceux qui vivent de cet amour.

Le Seigneur de la vie promet la venue de l’Esprit saint. Ce don gratuit de l’Esprit nous rend capables de témoigner de l’espérance qui nous habite. Nous n’attestons pas de théories ni d’idées abstraites, mais seulement de notre foi. Une foi qui est rencontre avec une personne, le Christ Jésus, qui nous rassemble dans la communion à lui. Une foi qui se traduit en amour.

Si vous m’aimez, dit Jésus, et son Esprit nous procure le souffle pour vivre cet engagement qui nous transforme, puisque lui-même, le Défenseur, est amour mutuel du Père et du Fils, circulant en nous et répandu dans nos cœurs. Nous aimons Jésus, et le Père et son Fils nous aiment en retour, mais c’est l’Esprit qui nous donne d’aimer. Notre respiration est celle du cœur et du souffle de Dieu. Notre raison de vivre réside dans la fidélité au commandement d’amour du Seigneur.

Nous sommes appelés à témoigner avec respect, avec douceur, devant tous ceux qui nous demandent raison de notre foi. Et si les gens ne nous demandent rien, prenons bien garde que notre foi n’ait plus l’attrait et la provocation d’un grand amour. Le monde aujourd’hui est tolérant, c’est du moins ce qu’il prétend. Mais ce monde est triste car il confond tolérance et indifférence. Quelle joie à la tolérance sans être remplie d’une foi débordante ? Une foi se manifestant par des mots simples, Christ est ressuscité, il est vivant ! Des mots répétés dans la paix d’une conscience droite.

Notre Dieu se dévoile à nous dans une relation de confiance. L’amour est une dimension essentielle de cette relation. Amour de Dieu et amour du prochain. Ne négligeons pas d’aimer notre frère, sous peine de pervertir notre relation à Dieu lui-même. Le temps de Pâques est un temps privilégié pour découvrir de quel amour Dieu nous aime et à quel amour nous sommes appelés.  

Évangile de ce 16 mai

Evangile selon saint Jean.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »