commentaire du 16 mai

Après nous avoir incité à vivre d’amour, l’évangile de ce jour nous parait bien plus exigeante. Si nous parlions les derniers jours d’amour, c’est de Haine que nous parle l’évangile d’aujourd’hui. Jésus n’a en fait jamais caché que le chemin que nous suivons à sa suite est un chemin d’exigence. Vivre notre foi chrétienne, c’est refuser de limiter notre espérance à ce monde qui passe. Nous vivons dans le monde, mais nous avons déjà à bâtir un monde meilleur.

Jésus nous rejoint dans nos difficultés, quand nous pouvons parfois nous désoler  du peu de témoignages chrétiens dans notre monde. Si nous vivons selon notre monde, nous ne laisserons pas l’Esprit de pentecôte souffler dans les voiles de nos vies. Nous pourrions avoir une certaine gloire, mais celle-ci ne serait qu’humaine.  Notre monde pourrait nous considérer comme fous de donner de notre temps à Dieu. Notre monde peut avoir de la haine contre les croyants, mais nous sommes assurés d’être les enfants bine aimés de Dieu.

Nous avons chaque jour à faire ce choix librement dans nos vies. Allons nous vivre selon des critères humains ou allons nous oser vivre de notre foi.  Nous ne pouvons oublier que l’Esprit de pentecôte est pour nous un défenseur. Quand nous voyons l’annonce de la bonne nouvelle aux premiers temps de l’Eglise, nous remarquons que ces porteurs de bonne nouvelle se font toujours guider par la prière, par le Saint esprit. Ils ne font pas leur propre œuvre mais se mettent au service du Seigneur.

Comme Paul et Silas, prenons aujourd’hui la ferme résolution de vivre notre foi, d’en rayonner autour de nous.

la Parole de ce 15 mai

Du livre des actes des apôtres

En ces jours-là, les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas. Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut ! Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi, nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul, eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent : vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »
On laissa donc partir les délégués, et ceux-ci descendirent alors à Antioche. Ayant réuni la multitude des disciples, ils remirent la lettre. À sa lecture, tous se réjouirent du réconfort qu’elle apportait.

commentaire de ce 15 mai

Nous avons le même évangile qu’hier en la fête de Saint Matthias. Nous pouvons donc creuser le message fort que Jésus nous donnait hier, ce commandement de l’amour. Si hier nous avons vu combien il est important de suivre ce commandement, nous en voyons une illustration dans la vie des premières communautés chrétiennes.

La question qui se posait pour la communauté d’Antioches était de savoir les exigences qu’ils devaient respecter pour pouvoir être chrétiens. Certains voulaient que cette nouvelle communauté soit tenue de respecter tous les commandements que les juifs doivent suivre. D’autres voulaient limiter les exigences à faire peser sur cette nouvelle communauté. Nous pouvons voir que cette décision est prise dans la prière : « l’Esprit et nous même avons décidé de… » Cette lettre est en fait un bel exemple de la mise en application du commandement de l’Amour. Elle se veut encourageante et non culpabilisante. Les quelques exigences que l’autorité de l’église naissante a semblent légères. Eviter l’idolâtrie, ne pas manger d’aliments impurs et se garder d’unions illégitimes. Quelle sagesse de ne pas les décourager dans leurs premiers pas de chrétiens !

Nous pouvons bien comprendre que l’Esprit qui les a inspirés dans la rédaction de ces demandes est un Esprit d’Amour, un esprit qui encourage : « bon courage » cet encouragement, prenons le pour nous aujourd’hui, prenons notre courage à 2 mains et vivons cette journée en chrétiens témoins de l’amour, heureux de vivre de notre foi.


 [Charles R1]