commentaire pour ce 1er mai

Si nous voyons depuis la fête de pâques l’œuvre de nombreux témoins, nous voyons aujourd’hui un des nombreux fruits de ces témoignages. Et ce fruit est de taille ! Le Seigneur touche Paul en plein cœur et le retourne comme une crêpe. Ce Saul que nous avons déjà vu approuver dans sa jeunesse le martyre d’Etienne, le voici prêt à arrêter et faire condamner les chrétiens de Damas. Pour lui, en un instant, tout change. Il perd la vue et quand il la retrouvera, il jettera sur le monde et sur les disciples de Jésus un regard radicalement différent. Lui qui ne rêvait que de chrétiens emprisonnés, le voici libéré par l’un d’entre eux, cet Ananie. Libéré, baptisé, et catéchisé.

Libéré Saul, le persécuteur était, nous pouvons le penser, enfermé dans des exigences de résultat de son œuvre contre les communautés chrétiennes. Il avait aussi sans doute le cœur fermé aux témoignages entendus depuis sa jeunesse. Et le voici libre, libéré par celui qu’il persécutait sans le connaître avec son cœur.

Baptisé, en naissant à une vie nouvelle. Ce n’est pas un hasard s’il lui faut attendre trois jours avant de recouvrer la vue (et nous pourrions dire la vie) nous pourrions rapprocher cela des trois jours avant la pâque de Jésus. Il marche dans la joie et la lumière du Seigneur.

Catéchisé, car il faut qu’il saisisse la grandeur de ce qui vient de lui arriver. Il est d’ailleurs étonnant de voir que ces quelques jours avec la communauté de Damas, suivent le baptême. Il doit, comme nous, apprendre à vire de sa foi.

Témoin. Lui qui voulait emprisonner les témoins, il dépense cette même énergie à affermir les chrétiens ; comme s’il voulait rattraper le temps perdu.

En cette fête de saint Joseph artisan, fête du travail, pensons au sens du travail pour nous chrétiens. Nous pouvons penser que le travail de Saint Paul était pour sa gloire humaine, et celle-ci est réduite à néant.  Mais quand il met toutes ses capacités, son énergie au service de la gloire de Dieu, ce travail portera du fruit dans toutes les communautés qu’il édifiera. Et nous, mettons aussi notre travail au service du Seigneur. Même s’il nous faut pour cela être bousculés dans nos habitudes. Vivons notre foi, soyons témoins !

Prière pour les vocations

Père, tu as façonné notre monde aux couleurs de ton Amour.

Tu as confié à l’homme et à la femme la mission de parachever ta création,

dans la liberté et la créativité.

Aujourd’hui, nous voulons puiser à la source de ton espérance :

fais de nous des collaborateurs de ton œuvre.

Jésus christ notre Seigneur, tu es venu sur notre terre.

En partageant nos joies et nos peines, tu as gouté la saveur de notre humanité.

Tu as invité des disciples à t’accompagner sur le chemin.

Aujourd’hui, nous voulons puiser à la source de ta prière :

appelle à ta suite de nouveau apôtres.

Esprit Saint, foyer d’amour, tu ne cesses de souffler sur notre humanité.

Tu suscites des projets de fraternité, des désirs de solidarité, des rêves de paix.

Aujourd’hui, nous voulons puiser à la source de ta joie :

entraîne en ton souffle toutes nos énergies.

Et que des hommes et des femmes aient l’audace de s’engager, joyeux témoins de ta bonne nouvelle pour notre monde.

la parole de ce 30 04

Lecture du livre des actes des apôtres

En ces jours-là, l’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer. Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe. L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui. Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre. Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit : « Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? » Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque. Quand ils furent remontés de l’eau, l’Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l’eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Philippe se retrouva dans la ville d’Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes où il passait jusqu’à son arrivée à Césarée.