évangile de ce 2 mai

Evangile selon saint jean

En ce temps-là, Jésus avait donné un enseignement dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? » Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. »
À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

commentaire de ce 2 mai

Dans la première lecture, la guérison d’Enéas et le rappel à la vie de Tabitha sont la source de beaucoup de conversions. Et dans l’évangile, les Paroles de Jésus semblent la source de plusieurs désertions. Il est plus facile de se convertir à la suite de grands signes, que d’accepter les paroles de Jésus quand elles semblent exigeantes. Il nous est triste d’entendre que des personnes s’éloignent de Jésus christ.

Mais nous pouvons voir à travers cette page d’évangile que Jésus ne recherche pas la gloire humaine, mais il recherche à changer les cœurs.  Il ne cache pas que le chemin à sa suite est un chemin d’exigence, il laisse même la possibilité aux douze de partir aux aussi. Jésus est un homme de liberté.  Il témoigne d’un Dieu qui nous aime tant qu’il nous laisse chaque jour libres de le suivre ou de suivre notre propre chemin. Il ne nous est pas toujours facile de vivre avec cette liberté.

Cette question que jésus pose aux 12, il nous la pose aujourd’hui : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » nous sommes nous aussi libres de vivre cette journée en enfants de Dieu, ou de suivre nos propres volontés. Et nous pouvons comme Pierre, reconnaître que nous serions perdus sur notre chemin de vie si nous n’avions pas la foi nous pouvons redire pour nous : « a qui irions-nous Seigneur ? »

Si nous acceptons de suivre le Seigneur, nous pourrons être ses témoins. Demain, nous serons le dimanche des vocations. Posons-nous la question de noter vocation personnelle. Comment le Seigneur m’appelle il à être son témoin ? c’est une question essentielle dans notre vie. Je peux être dans ma vie de famille, dans ma vie professionnelle, dans ma vie de foi.   C’est en Dieu que sont toutes nos sources, demandons-lui de nous y rassasier, à ces sources pour répondre à son appel qui résonne en nos vies.

la parole de ce 1er mai

Lecture du livre des actes des apôtres

En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem. Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté. Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? » Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière, et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem. Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. » Mais le Seigneur lui dit : « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël. Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. » Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé. Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.