commentaire de ce 4 mai

Hier lors de l’angelus, le Pape François parlait du bon berger qu’est le Seigneur. Aujourd’hui encore, dans l’évangile, jésus se présente comme le bon Berger. Comme le Pape François nous parlait si clairement, je vous propose de nous nourrir de sa méditation.

 L’Evangile dit : « Les brebis écoutent sa voix : il appelle chacune ses brebis par leur nom » (Jn 10, 3). Le Seigneur nous appelle par notre nom, nous appelle parce qu’il nous aime. Cependant, l’Évangile dit qu’il y a d’autres voix à ne pas suivre : celles des étrangers, des voleurs qui veulent le mal des brebis.

Ces différentes voix résonnent en nous. Il y a la voix de Dieu, qui parle gentiment à la conscience, et il y a la voix tentante qui mène au mal. Comment reconnaître la voix du Bon Pasteur de celle du voleur, comment distinguer l’inspiration de Dieu de la suggestion du malin ? Vous pouvez apprendre à discerner ces deux voix : en fait, elles parlent deux langues différentes, c’est-à-dire qu’elles ont des manières opposées de frapper notre cœur. Ils parlent différentes langues. Comme nous savons distinguer une langue d’une autre, nous pouvons également distinguer la voix de Dieu et la voix du mal. La voix de Dieu n’oblige jamais : Dieu se propose, il ne s’impose pas. Au contraire, la voix du malin séduit, attaque, force : elle suscite des illusions éblouissantes, des émotions tentantes mais passagères. Au début, il cajole, nous fait croire que nous sommes tout-puissants, mais nous laisse ensuite le vide à l’intérieur et nous accuse : « Vous ne valez rien ». La voix de Dieu, en revanche, nous corrige, avec beaucoup de patience, mais nous encourage toujours, nous console : elle nourrit toujours l’espérance. La voix de Dieu est une voix qui a un horizon, au lieu de cela la voix du méchant nous emmène contre un mur, nous emmène dans le coin.

Une autre différence. La voix de l’ennemi distrait du présent et veut que nous nous concentrions sur les peurs de l’avenir ou sur la tristesse du passé – l’ennemi ne veut pas du présent – : elle ramène l’amertume, les souvenirs des torts subis, de ceux qui nous blessent …, beaucoup de mauvais souvenirs. Au lieu de cela, la voix de Dieu parle dans le présent : « Maintenant, vous pouvez faire le bien, maintenant vous pouvez exercer la créativité de l’amour, maintenant vous pouvez abandonner les regrets et les remords qui retiennent votre cœur prisonnier ». Dieu nous anime, nous porte en avant, mais parle au présent : maintenant.

Encore une fois : les deux voix soulèvent des questions différentes en nous. Ce qui vient de Dieu sera : « Qu’est-ce qui est bon pour moi ? ». Au lieu de cela, le tentateur insistera sur une autre question : « Que vais-je faire ? ». Qu’est-ce que je veux : la mauvaise voix tourne toujours autour de soi, de ses pulsions, de ses besoins, du « tout de suite ». C’est comme les caprices des enfants : tout et tout de suite. Cependant, la voix de Dieu ne promet jamais la joie à bas prix : elle nous invite à aller au-delà de nous-mêmes pour trouver le vrai bien, la paix. Rappelez-vous : le mal ne donne jamais la paix, il met la frénésie avant et laisse l’amertume après. C’est le style du mal.

Enfin, la voix de Dieu et celle du tentateur parlent dans différents « environnements »: l’ennemi préfère l’obscurité, le mensonge, les ragots; le Seigneur aime la lumière du soleil, la vérité, la transparence sincère. L’ennemi nous dira : « Fermez-vous, afin que personne ne vous comprenne et ne vous écoute, ne vous fiez pas ! ». Au contraire, Dieu nous invite à nous ouvrir, à être clairs et confiants en Dieu et en les autres. Chers frères et sœurs, en ce moment, de nombreuses pensées et préoccupations nous amènent à rentrer en nous. Nous prêtons attention aux voix qui atteignent notre cœur. Demandons nous d’où  viennent ces voix . Demandons la grâce de reconnaître et de suivre la voix du Bon Pasteur, qui nous fait sortir de l’enceinte de l’égoïsme et nous conduit aux pâturages de la vraie liberté. Notre-Dame, Mère du Bon Conseil, guide et accompagne notre discernement.

feuille liturgique du quatrième dimanche de Pâques

Quatrième dimanche de paques, dimanche des vocations

Intro

Le temps pascal nous invite à suivre le Christ. Pour mettre nos pas dans les siens, l’évangile d’aujourd’hui nous invite à tendre l’oreille à travers la cacophonie et le brouhaha de notre quotidien. N’est ce pas en restant attentifs à sa présence en nos vies et en gardant nos cœurs éveillés que nous pourrons entendre et reconnaitre la voix du Seigneur qui nous appelle par notre nom ?

Litanie pénitentielle par aspersion

Première lecture du livre des actes des apôtres

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et fit cette déclaration : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux

Psaume 22

Refrain: Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer. R

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom. R

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure. R

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante. R

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours. R

Seconde lecture de la première lettre de Saint Pierre Apôtre

Bien-aimés, si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu. C’est bien à cela que vous avez été appelés, car c’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces. Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge. Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice. Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.

Evangile selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

Un commentaire de l’évangile se trouve sur le site

Prière universelle

En ce dimanche, malgré le confinement qui est encore au cœur de notre société, nous te louons, nous te chantons Seigneur pour toutes les formes de vie que tu nous inspires, pour nous aider à devenir tous ensemble pleinement enfants de Dieu, frères et sœurs de ton Fils le Christ Jésus :

R/ Ô Christ Ressuscité, écoute-nous

  • Seigneur, la crise sanitaire de 2020 nous met dans une situation de vie spéciale. Ravive en nous la conscience de la dignité qu’il y a à être  des baptisés ! Aide-nous à te rencontrer personnellement et en communauté régulièrement à travers les messes en ligne ! R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour l’engagement humanitaire de nombreuses personnes dans nos sociétés face à la crise Coronavirus ! Continue à leur donner ta lumière  pour trouver les causes de ce problème mondial et proposer des vrais chemins de salut ! R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour la beauté du sacrement de mariage.  Comble de grâces chaque couple durant ce temps de confinement !  R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour les jeunes qui osent prendre en main leur projet de vie. Que cette crise sanitaire ne les freine pas dans la construction de leurs vies  ! R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour la présence des religieux et des religieuses ainsi que de tous les consacrés, hommes et femmes. Durant ce mois, nous prions spécialement pour les diacres, qu’ils soient fidèles à leur charisme au service de la Parole et des pauvres et qu’ils soient un signe stimulant pour toute l’Eglise ! R/
  • Seigneur, nous te rendons grâce pour la présence de ton Esprit dans le cœur de chaque être. Que cet Esprit donne désir, courage et confiance à tous ceux qui n’arrivent pas à donner forme à leur vie ! R/
  • Nous te confions Seigneur, nos défunts pour qui cette eucharistie est célébrée Honoré Baudoin-Felten, Victor Monfort Herman, Josée Monfort et parents défunts, Alphonse Servaty Felten et ses enfants, Albert Wagener et Marie Josée Demarche,  famille Denne Bernier, Léon Thiry et parents défunts, Jeanne Samray. Pour eux et pour leur famille, nous te prions.

 Nous te rendons grâce pour l’assemblée de cœur que nous formons tous ensemble, pour ton Eglise, pour notre cher pape François. Que par le témoignage heureux de toutes les vocations, de nouveaux « appelés » osent dire oui à l’invitation au « don total de soi » que tu nous fais, Toi le Bon Berger ! Amen

Cette messe est aussi offerte en l’honneur de l’enfant Jésus de Prague.

commentaire pour le 4ème dimanche de Pâques

comme nous en avons pris l’habitude depuis le début du tempos de confinement, Alexis nous partage ce dimanche une méditation sur l’évangile. Merci à Lui!

Je suis la porte des brebisLe voleur ne vient que pour voler… Des images fortes, qui traduisent les tensions et l’affrontement entre Jésus et les pharisiens, entre les premières communautés chrétiennes et la synagogue, entre le Christ et les forces du mal. Le pasteur paye de sa personne, au risque de sa propre vie. Tout un bouillonnement qui se poursuit aujourd’hui dans la vie de l’Église par la puissance de transformation de la Pâque du Christ.

Les allégories du monde pastoral restent familières à notre imaginaire chrétien. Peut-être les idéalisons-nous trop facilement car nos réalités urbaines sont différentes et il n’y a plus guère de bergers dans nos campagnes. La vérité était sans doute plus dure, la vie des berges était rude à cause de l’isolement, du climat et des imprévus de leur existence. Les bergers étaient d’ailleurs considérés comme des êtres frustres, vivant en marge de la société rurale. Les images bucoliques ne donnent donc pas le change.

Jésus parle en paraboles, dans un style qui se veut mystérieux et peut paraître obscur à qui l’entend. Il révèle la signification de son ministère auprès des hommes, sens qui ne peut être pleinement compris qu’à la lumière de son élévation en gloire sur la Croix et du don de l’Esprit saint.

Il commence, dans une première parabole, à opposer le berger qui entre dans l’enclos des brebis parce qu’il en a reçu la mission, à ceux qui pénètrent par effraction, veulent dominer à leur seul profit et prétendent apporter aux autres le salut et la connaissance de Dieu par leurs propres moyens. Deux catégories de personnes s’affrontent ainsi, ceux qui relèvent du berger et le reconnaissent à l’appel de sa voix, et ceux qui n’y répondent pas parce qu’ils lui sont étrangers.

Des paroles énigmatiques que Jésus adresse aux pharisiens qui refusent de voir en lui le Messie attendu par Israël. Une Parole qui garde toute son actualité car la tentation est toujours grande de vouloir se substituer au Christ ou de s’approprier ses actes et son enseignement. Les vrais pasteurs ne manipulent pas, ils mettent Jésus au centre de la foi pour conduire les fidèles à sa suite.

Plutôt que de s’identifier formellement au berger, Jésus, dans une seconde parabole, se présente comme la porte des brebis. Ce thème de la porte est fréquent dans les Écritures et symbolise l’accès aux réalités célestes. Jésus est, par son incarnation, le lieu de la découverte et de l’accueil des dons du Père. Il sauve de la mort et de tout ce qui veut détruire l’homme. Le disciple sauvé par Jésus peut alors accéder à la sécurité et à la liberté des enfants de Dieu. Au contraire des faux sauveurs qui cherchent à détruire et à disperser, le Christ comble ses disciples en leur donnant part à la vie du Père.

Présenter le Christ comme la porte n’est pas anodin. Il est à la fois le passage obligé pour le salut des hommes et l’espérance de l’ouverture. La porte signifie l’accueil, le refuge, mais aussi l’envoi et la liberté. Jésus est celui qui invite mais ne retient pas. Une porte qui s’ouvre vers la vie. L’Église ne peut pas être un enclos où l’on pourrait, bien au chaud et à l’abri, mener une existence exempte de soucis. Le Christ vient nous dilater, il nous envoie au dehors dans l’abondance de la vie. La porte ouverte nous invite à l’audace, l’espérance, le souffle, la joie. Pour témoigner au monde de la vie et de la liberté.