Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème vient voir Jésus de nuit. Il est dans la nuit du temps, dans la nuit de la peur et dans la nuit de la foi. Il n’a pas facile de comprendre Jésus quand celui-ci parle du royaume à venir. Il accepte de reconnaître que Jésus parle au nom de Dieu. Il a déjà cette capacité de s’émerveiller des actes posés par ce maitre à penser qu’est pour lui Jésus. Mais il est dépassé quand Jésus commence à parler du royaume de Dieu.
Voir le royaume de Dieu, ne plus se poser de question sur la vie éternelle, nous le voudrions tous ! il nous faut, nous dit jésus comme il dit à Nicodème naitre de l’eau et de l’esprit. Cela nous fait penser au baptême, et nous rappelle que notre baptême n’est pas l’histoire d’un jour, mais celui de toute notre vie. Il nous faut vivre chaque jour de la foi de notre baptême. Il est fort symbolique, dans la célébration pascale de reprendre la foi baptismale, pour redire oui à notre vie de chrétiens. Et si nous devons vivre de notre baptême, nous devons aussi laisser l’Esprit du Seigneur souffler dans les voiles de notre vie. C’est cet Esprit Saint qui emplit les apôtres et en fait des témoins audacieux du ressuscité.
La parole aujourd’hui nous appelle à renaître de l’eau et de l’esprit, à revenir au jour de notre baptême, non pour revenir à notre petite enfance, mais pour nous rendre compte des merveilles que Dieu fait pour tous ces enfants. Vivons notre foi et ouvrons les yeux aux signes du Seigneur dans le quotidien de notre vie. Alors, même si nous sommes dans la nuit comme Nicodème lors de sa rencontre avec Jésus, la lumière du Seigneur brillera en nos cœurs, et nous serons heureux de la propager autour de nous.
En ce deuxième dimanche du temps pascal, dimanche de la divine miséricorde, la foi est au cœur de ce qui nous réunit en ce jour. Comme Thomas, nous risquons de douter et de ne pas croire la parole des apôtres. Mais si le Christ est ressuscité, des signes nouveaux apparaissent comme la charité fraternelle qui régnait dans les premières communautés. Gardons une foi vive et mettons en œuvre une charité inventive. Ainsi, nous manifesterons la miséricorde de Dieu pour tous les hommes de ce monde.
Litanie pénitentielle avec l’eau de Pâques.
Première lecture au livre des actes des apôtres
Les frères étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres. Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun. Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés
Seconde lecture de la première lettre de Saint Pierre
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ; elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.
Évangile selon saint Jean
C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
Une homélie se trouve sur le site de l’UP : clochersdelienne.be
Proclamons notre foi
Par trois fois, nous répondons, oui je crois.
Prière universelle
Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun » (Ac 2, 42-47) : En ce moment, la crise sanitaire, source de toutes les autres crises, perturbe la vie des hommes. Que cette belle image du début de l’Eglise apporte l’espérance à chaque croyant vivant à l’ère du coronavirus ! Seigneur, nous te prions.
«Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour !» (Ps 117 (118), 2-4, 13-15b, 22-24) Les louanges à Dieu, parfois, ne sortent pas facilement de nos bouches et de nos cœurs nous qui sommes confrontés aux multiples problèmes causés par la pandémie. Que ta lumière, Seigneur, éclaire chaque être humain en cette période difficile, qu’elle aide chaque homme à découvrir ta présence, à toi le Dieu aimant, parmi les souffrants ! Seigneur, nous te prions.
« Il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts » (1 P 1, 3-9) Ce temps de confinement n’est pas évident pour quiconque, spécialement pour ceux qui sont sous l’emprise des addictions, que le Christ Ressuscité, plein de miséricorde vienne à leur rencontre et leur donne la force et le goût de vivre ! Seigneur, nous te prions.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (Jn 20, 19-31) En ce dimanche de la Miséricorde Divine, nous demandons à Dieu de faire sortir du confinement le cœur de chaque être humain : du dirigeant au simple citoyen, de le conduire au pardon, au partage et à la tolérance ! Seigneur, nous te prions.
Seigneur accueille dans ton royaume nos frères et sœurs pour qui nous t’offrons cette eucharistie : Albert Wagener et Marie Josée Demarche, Jeanne Houry, les défunts de la famille Germain Houry, Victor Samray et Marie Thérèse Simon, jeanne Samray.
Dieu miséricordieux, en croyant que grâces et bienfaits sont accessibles à tous les hommes en ce dimanche, sous l’action de l’Esprit Saint et de l’amour du Ressuscité, fais nous poser des actes de confiance totale en toi. Par Jésus le Christ Notre Seigneur Amen.