commentaire du 17 04

En ce temps de Pâques, temps des témoins, nous pouvons voir qu’il n’est pas facile de mettre leur foi dans ce Jésus ressuscité. Nous voyons depuis quelques jours combien la vie de ces disciples est proche de notre quotidien. Nous aussi, nous sommes appelés par le Seigneur, et ce matin, il nous donne rendez vous et nous sommes là, rassemblés à son appel. Les disciples ont un énorme vide en leur cœur. Ils ne savent pas mettre leur foi dans le ressuscité. Tout est fin pour eux, comme tout était fin pour les disciples d’Emmaüs. Tout est tellement fin que Pierre, responsable du groupe des apôtres, décide de retourner à la pêche, et les autres le suivent.

Mais ils ressentent comme un vide en leur cœur. Celui qu’ils ont suivi pendant trois ans n’est plus là, à leur côté. Les filets qu’ils jettent sur le côté de la barque restent aussi vides que leur vie.

Nous devons le reconnaitre : dans ces journées un peu particulières, nous avons parfois l’impression que notre vie tourne à vide. Nous aurions tant envie de revenir à notre vie normale, de pouvoir sortir de ce temps de confinement. Et nous manquons d’activités, comme si nos journées étaient vides comme les filets des pêcheurs de l’évangile.

 C’est dans ce vide, dans cette épreuve que Jésus vient à leur rencontre. Mais ils ne peuvent le reconnaitre, ils n’ont pas encore mis leur foi en jésus ressuscité. Ils ne sont pas encore au stade que nous avons entendu au livre des actes des apôtres. « ce jésus est la pierre méprisée de vous les bâtisseurs qui est devenu pierre d’angle. En nul autre que lui il n’y a de salut. » les pêcheurs de l’évangile ne sont pas encore à cette profession de foi.

Pierre entend les paroles du disciple que jésus aimait : « c’est le Seigneur ! »  Pierre à ces mots, quitte à nouveau tout, la barque et les poissons pour rejoindre Jésus, et les autres le suivent. Ils sont heureux de reconnaitre le ressuscité.

Nous même nous pouvons aussi être heureux, le Seigneur vient à notre rencontre. Aujourd’hui encore, il nous nourrit de sa parole ce cette communion spirituelle. Il nous nourrit et nous donne la force d’être ses témoins. Que cette parole nourrisse notre vie aujourd’hui qu’elle nous aide aujourd’hui à retirer de nos filets une pêche fructueuse.

Evangile de ce 17 04 2020

Evangile selon saint Jean.

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment. Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

Évangile de ce 16 04 2020

Evangile selon saint Luc

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : “Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins. »