commentaire de ce 16 04 2020

Hier, la parole nous faisait comprendre que nous sommes comme les disciples d’Emmaüs. Après avoir rencontré Jésus, sur le chemin, voici que le seigneur vient encore à leur rencontre, à notre rencontre dans le quotidien de notre vie. La parole de Jésus est interpellante dans notre aujourd’hui. « La paix soit avec vous ». Ces mots de Jésus reviendront souvent dans notre temps pascal. La paix, n’est ce pas ce que nous recherchons intérieurement alors que la tempête s’abat partout autour de nous , tempête de  peur, tempête de souffrance, tempête de maladie et de mort. Ces mots de Jésus nous déconcertent. Ils nous rappellent la volonté de Dieu pour notre monde. Jésus désire la paix dans le cœur de ses disciples, il désire la paix en notre cœur, la paix en notre monde.  Le seigneur est avec nous dans les épreuves, nous l’avons célébré dans la grande célébration pascale de la semaine dernière. Les mots de Jésus nous rappellent aussi que la paix est à venir, elle est à construire. C’est notre espoir, des jours meilleurs reviendront ou nous pourront retrouver la paix de notre cœur. La crise sanitaire que nous traversons fait étonnement grandir la paix entre nations qui acceptent de poser les armes pour combattre ce virus.  Ces désirs de paix dans les paroles de Jésus sont pour nous. La paix soit avec nous, dans nos cœurs, dans notre quotidien. Même si nous sommes marqués par la difficulté de cette crise, nous pouvons laisser la parole du Seigneur éclairer notre journée, et devenir à notre tour des témoins de paix. A nous d’en être les témoins.

Évangile de ce 15 04 2020

Évangile selon saint Luc

Évangile Luc (24, 13-35) | Prions en Église

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Commentaire du 15 04

Nous l’avons vu hier, marie madeleine est la première témoin du ressuscité, avec d’autres femmes. Elles ont été ces témoins et ont annoncé la nouvelle aux disciples. Mais certains ne savent prêter foi à une nouvelle si déconcertante. C’est le cas des deux disciples d’Emmaüs. Ils quittent Jérusalem, écrasé par le poids de leur déception et de leur peine.
Mais ils ne restent pas seuls, Jésus les rejoint sur leur chemin, comme il nous rejoint sur notre route quotidienne. Et comment pourraient-ils le rencontrer, alors qu’ils n’ont pas prêté foi à la nouvelle de la résurrection ?  Pour eux, tout est fini, ils repartent déçus vers d’autres chemins. Dans ce récit, nous pourrions croire que l’évangéliste à oublié un détail, il nous donne le nom d’un de Cléophas, en ne citant pas le nom du second disciple.  Ce n’est pas un oubli, mais un signe que ce disciple, c’est nous. Et le chemin des disciples d’Emmaüs, notre chemin s’éclaire autrement. Jésus ressuscité est avec nous sur nos chemins.
Nous pourrions voir une grande similitude entre le chemin d’Emmaüs et notre eucharistie. Jésus les rejoint comme nous nous rassemblons appelés par lui-même. Puis il leur ouvre le livre de Parole, et la leur explique, pour qu’ils, pour que nous, puissions en vivre dans nos vies. Et ce n’est que par la suite que jésus s’invite à leur table dans l’auberge, comme il s’invite aujourd’hui et en toute eucharistie à la table de nos vies. Les disciples le reconnaissent alors comme le ressuscité, comme nous pouvons reconnaître Dieu présent dans le pain partagé, en toute communion au corps du christ.
C’est alors le cœur changé que nous, l’autre disciple d’Emmaüs, pouvons reprendre notre route en nous rappelant combien notre cœur était brûlant en nous dès le partage de la parole. Oui notre cœur est brûlant, nous pouvons être à notre tour des témoins du ressuscité. Osons porter cette espérance à notre monde, Le seigneur est ressuscité Alléluia