Le christ est ressuscité, et nous vivrons dans cette joie pascale pendant les cinquante jours qui nous mèneront à la pentecôte. Le temps de paques est un temps de témoins. Dés le lendemain de paques, nous voyons que les premiers témoins sont des femmes, que jésus ressuscité rassure. Soyez sans crainte. Ce n’est pas ce que nous dit notre monde aujourd’hui. Notre monde, face à la pandémie, face à l’avenir, nous pousse à la peur. N’est-il pas logique d’avoir peur, quand nous voyons tant de menaces qui nous entourent ? Nous devons vivre dans le respect des mesures actuelles qui sont prises pour notre sécurité, mais nous devons aussi être dans cette joie pascale. Nous pouvons nous réjouir de chaque geste de solidarité, de chaque bonne nouvelle que nous apprenons, de chaque personne qui guérit de ce coronavirus. Cette joie n’est pas celle des grands prêtres et des anciens au temps de Jésus. Loin de se laisser éclairer par la nouvelle de paques, ils achètent le silence des soldats et même propagent cette fausse nouvelle.
Pour nous chrétiens, si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi, dira saint Paul. La joie de paques n’est pas la joie d’une journée, c’est la joie de nous savoir appelés à vivre de la vie éternelle. vivons cet alléluia, ce youppie de paques. Que cet alléluia redonne espérance à notre monde en désarroi.
Bonjour et bienvenue à vous, frères et sœurs. Ce matin est un jour nouveau, jour du soleil sans déclin. Grande est notre joie, malgré les circonstances difficiles de cette paques. Le Christ a vaincu la mort et le péché. Rendons grâces à notre Dieu, en son fils Jésus Christ, nous sommes sauvés.
Pardon aspersion de l’eau nouvelle
Gloria, sonnons les cloches
Proclamons notre foi
Par trois fois, nous répondons, oui je crois.
Prière universelle
Béni sois tu Seigneur de Pâques ! Aujourd’hui ta résurrection affermit la foi de l’église et la renouvelle dans sa mission. Avec tous nos frères et sœurs chrétiens, nous te prions avec joie
Béni sois tu Christ ressuscité ! au jourd’hui ta victoire sur le mal, sur la mort offre un monde un nouvel avenir. Avec les élus et les dirigeants des nations, qui doivent prendre des décisions essentielles pour notre monde, nous te prions avec confiance
Béni sois tu, vainqueur des ténèbres ! aujourd’hui se lève une aube nouvelle pour que les personnes en souffrance ou victimes d’addictions, puissent reconnaitre en toi notre libérateur. Avec tous les souffrants de notre monde, nous te prions avec espérance.
Béni sois tu, source de vie ! Aujourd’hui ta paques fait de nous des hommes nouveaux. Nos communautés sont empêchées de se rassembler en ce temps de pandémie. Donne-nous, là où nous sommes, de témoigner de la bonne nouvelle du salut, nous te prions avec allégresse.
Béni sois tu, Dieu vivant ! Accueille en ton royaume nos frères et sœurs pour qui nous t’offrons cette eucharistie. Laurent André et Bastin Marcelle, Jean-Baptiste et Pauline Laurent – Bechoux Famille Lallemand Steveaux, Maria Lesenfants, défunts famille Victor Boulanger Lesenfants, Jacqueline Begin.
Merci à Alexis de cette médiation qu’il nous partage
La pierre roulée, le tombeau vide, des linges posés à plat, le suaire roulé à part, voilà tout ce que Dieu donne à voir ! À chacun de se débrouiller ! Maigres indices, pauvres preuves pour pareil événement ! Les signes sont ténus et posent plus de questions qu’ils ne donnent de réponses.
C’est pourtant d’eux que dépend la foi en la résurrection. D’eux et du témoignage de femmes craintives ou d’un Simon-Pierre accouru en hâte et que ne savait que penser. Seul l’autre disciple, qui s’était effacé a vu et cru. Il a cru sur le témoignage des Écritures : Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Évoquer la résurrection, c’est discourir d’une expérience indicible. Quelque chose nous échappe et rien n’est évident. Avec les femmes devant la pierre roulée, nous posons les questions quotidiennes et pratiques de l’existence. Pas de corps à toucher, à saisir, pour savoir, pour dire adieu, pour faire un deuil. Le tombeau vide nous interroge, mais il ne prouve rien. Est-ce suffisant pour engager toute sa vie et se mettre à la suite du Seigneur absent ? Comme eux l’ont pourtant fait.
Bien sûr, il est apparu aux siens à plusieurs reprises, et elle est fort belle cette manière des évangiles de suggérer ce qui est incommunicable, mais précisément, la résurrection de Jésus demeurera toujours au-delà de nos mots et par-delà nos évidences et nos compréhensions. Le Christ est ressuscité, il s’est levé d’entre les morts. Cette affirmation est le cœur de notre foi. Et pourtant, il nous est difficile de lui donner un contenu. Nous sommes un peu comme les apôtres après la Transfiguration de Jésus, qui ne cessaient de se demander ce que peut bien vouloir dire ressusciter d’entre les morts.
Ce que nous pouvons en pressentir, c’est qu’il y a un passage, une trouée dans les ténèbres de la mort. Un chemin d’où la vie ressurgit de la mort. Une vie qui émerge dans le don de l’amour. L’amour triomphe de la mort. Cette foi nous engage dans l’aujourd’hui. À nous de donner raison à Jésus, à ce qu’il nous a transmis. À nous d’habiller notre vie de résurrection.
L’enjeu de la résurrection est celui de la vie et de l’amour. C’est par l’amour que la vie triomphe de la mort. Notre vie ne prend tout son sens que dans un don d’amour. Se donner et s’abandonner, car ce qui n’est pas donné est perdu. La vie de Jésus a été une vie pour les autres, une vie donnée jusqu’au bout. Sa mort dans l’abandon et dans la confiance totale au Père en est l’éclatante signature.
Nous croyons que la densité de cette vie donnée, ce que nous appelons sa gloire, n’est pas perdue dans l’absurdité du néant. Le Père l’a ressuscité et a ainsi authentifié cette façon de vivre, a manifesté que c’était là le seul chemin de la vie. Et il nous l’a donné en exemple.
Ce qui est vrai pour Jésus l’est aussi pour nous. Donner sa vie par amour, suivre le Christ et prendre sa croix ne signifient en rien d’emprunter les voies desséchantes de la recherche de la souffrance pour elle-même. Il s’agit de s’investir dans l’amour des autres, sur la route libératrice de la solidarité. Tel est le mystère de Pâques : Christ est ressuscité et nous ouvre la vie ! Source intarissable qui abreuve notre espérance.