Fête de la dédicace de la Basilique Saint Jean de Latran

Evangile selon Saint Jean

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Samedi, nous étions dans la réflexion sur notre lien à l’argent, et dans la page qui nous est donnée pour aujourd’hui, nous voyons combien l’amour et le respect de Dieu brule au cœur de Jésus. Les marchands dans le temple vendaient ce que les pèlerins devaient offrir en sacrifice, mais ils ne mettaient plus en avant que le bénéfice qu’ils en retiraient, en oubliant le caractère religieux de leur commerce. Nous pouvons facilement comprendre la sainte colère de Jésus.

Si nous faisions un micro trottoir avec cette question : quel est de nom de la cathédrale de Rome, la plupart répondrait Saint Pierre. C’est pourtant bien à saint jean de Latran que se trouve le siège de l’évêque de Rome.

Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la basilique saint Jean du Latran, cathédrale de l’Evêque de Rome, le Pape François.  Cette église, mère de toutes les églises à été bâtie vers 324 par l’empereur Constantin. Nous sommes aujourd’hui unis à l’église universelle. Nous pouvons aujourd’hui, avec les chrétiens du monde entier nous poser cette question : Quand nous entrons dans une église, avons-nous toujours assez de respect pour ce lieu maison de Dieu ? alors que nos églises sont fermées au culte, nous avons la chance que dans notre unité, 4 églises au moins sont ouvertes à la prière tous les jours, et même 7 le dimanche. Nos églises ne sont pas fermées, Dieu nous attend toujours. Comme nous pouvons avoir l’habitude en temps normal de donner du temps le dimanche pour visiter notre famille, donnons en cette période si particulière un peu de temps pour visiter Dieu. Dieu ne peut être confiné, il continue à nous inviter à mettre chaque jour nos pas dans les siens.

Nous pourrions reprendre pour nous ce passage de l’ancien testament : l’amour de ta maison fera mon tourment. Ayons du respect pour la demeure de Dieu, mais osons aussi découvrir tous les lieux ou Dieu fait sa demeure. Il est présent dans nos églises, mais il est aussi présent dans le cœur de notre prochain, dans notre propre cœur. Dieu s’invite chez chacun de nous, il frappe à la porte de notre cœur. Allons-nous avoir l’oreille attentive et lui ouvrir pour accueillir sa présence discrète ? Faisons de notre cœur une demeure respectueuse pour Dieu qui s’invite chez nous, et osons le rencontrer dans notre prochain, ou dans la nature qui nous parle elle aussi de Dieu.

Avec toute l’église fêtons dans la joie l’anniversaire de la mède de toutes les églises, la cathédrale de Rome saint Jean de latran..

méditation de ce 32eme dimanche ordinaire A

Jésus en appelle aujourd’hui à la vigilance. Personne ne sait de quoi demain sera fait, et il faut se tenir prêts. On pense bien sûr, comme les disciples à qui il s’adresse, à son retour en gloire quand le monde présent sera définitivement passé. Ou encore à sa venue imprévisible dans le quotidien de nos vies, puisqu’il nous a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps.[1] Enfin, dans un monde en plein bouleversement, l’être humain est d’avantage confronté à l’évidence de sa propre finitude. Et ainsi, devant l’éventualité d’une mort inattendue, la vigilance se décline en une prévoyance de bon aloi.

La parabole des dix vierges appartient à un ultime enseignement de Jésus au Mont des Oliviers, après qu’il soit sorti du Temple où il était confronté aux autorités juives. Désormais il pressent que le temps lui est compté, et qu’il se dirige inexorablement vers son arrestation, sa passion et sa mort. Son attitude n’a rien d’attentiste, il est tourné vers sa résurrection et prépare ses disciples à la perspective de rapports renouvelés à lui. Son esprit est tout entier orienté vers l’urgence du Royaume qui vient.

En écoutant la parabole, nous avons une sympathie spontanée pour les cinq jeunes filles insouciantes. Comme nous sommes indulgents envers le pauvre qui n’avait pas de vêtement de noce[2], ou comme nous avons pitié du serviteur qui n’avait reçu qu’un talent[3]. Notre attitude pose question. Pourquoi sommes-nous portés à pardonner ce que Dieu réprouve ? Serions-nous plus charitables que lui ?

Peut-être nous méprenons-nous sur la vraie nature de la charité. Aimer en vérité ne consiste pas à être complaisant et absoudre les manquements des autres pour pouvoir justifier nos faiblesses. Car l’amour n’est pas ce petit lot de sentiments mêlés qui nous agitent et auquel Dieu lui-même serait prié de se conformer. Gardons-nous de vouloir configurer Dieu à l’image de ce que nous sommes, il est le Tout-Autre. L’amour n’est pas ce que nous croyons, c’est celui en qui nous croyons qui est l’amour.

Ce n’est pas par égoïsme mesquin que les jeunes filles prévoyantes ont gardé leur huile. L’huile en effet symbolise l’amour, et l’amour ne s’emprunte pas, il ne s’achète pas. La situation est urgente et exige de chacun une conversion personnelle et radicale. Ce que confirme Jésus : Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.[4] Seul l’amour que nous avons-nous permettra de tenir dans la longue attente.

Se tenir prêts signifie certainement être vigilants, mais peut-être surtout être prévoyants. La prévoyance suppose de ne pas se laisser emprisonner par des besoins limités et immédiats. Elle sous-entend une perspicacité, une prudence, une clairvoyance, une projection des événements à long terme. Une claire vision des enjeux, de ce qui est essentiel, en l’occurrence de disposer de lumière en suffisance.

Par conséquent, la lampe ne suffit pas, il faut aussi de l’huile. La prévoyance est sagesse et expérience des choses. L’expérience est toujours personnelle, même si l’on peut beaucoup apprendre de celle des autres. Même si une lampe peut se partager pour donner de la lumière, elle doit disposer de son propre combustible. Personne ne pourra ainsi faire le chemin à la place de quelqu’un d’autre. Cela reviendrait tout simplement à se substituer à lui.

Être prévoyant ne signifie pas vivre dans l’angoisse de l’imminence de la fin. L’angoisse est un sentiment irrationnel qui paralyse. La prévoyance, au contraire, est une disposition qui permet d’aller de l’avant, d’envisager notre foi dans la durée en préservant l’espérance.

Dieu nous jugera sur notre fidélité, notre constance, à la confusion de ceux qui ne vivent que de l’instant présent, dans l’ivresse d’une plénitude fallacieuse sans hier ni demain. L’authentique présent tire les leçons du passé et prépare le lendemain. Voilà qui est Bonne Nouvelle pour nous aujourd’hui.


[1] Mt 28,20.

[2] Parabole des noces (Mt 22,1-14).

[3] Parabole des talents (Mt 25,14-30).

[4] Mt 25,13.

Feuille liturgique de ce 32eme dimanche ordinaire A

A nouveau, nous sommes en confinement. Laissons-nous guider par l’Esprit de Dieu, déposons au pied de Celui qui est le Miséricordieux, tous les besoins de notre monde.

Chant : « Oh Prends mon âme »  de KENDJI Girac

  1. Oh, prends mon âme, Prends-la Seigneur. Et que ta flamme, brûle dans mon cœur.

R/ Source de vie, de paix et d’amour. Vers Toi je crie la nuit, le jour.

Entends ma plainte, sois mon soutien. Calme ma crainte, Toi mon seul Bien.

  • Du mal perfide, oh garde moi. Viens, sois mon guide, chef de ma foi.
  • Quand la nuit voile tout à mes yeux. Sois mon étoile, brille des cieux.
  • Voici l’aurore, d’un jour nouveau. Le ciel se dore, de feux plus beaux.
  • Jésus s’apprête, pourquoi gémir. Levons nos têtes, Il va venir.

Kyrie Eleison

  • Pour toutes ces fois où nous ne sommes pas suffisamment patients et

où la venue de ton Royaume n’est pas notre priorité. Seigneur prends pitié

  • Nous ne sommes pas toujours prêts pour te suivre de tout notre cœur et nos                          regards embrumés ne te voient pas. Seigneur prends pitié
  • Notre manque d’Espérance et de Foi nous garde dans l’obscurité et nous enferme dans notre misère et nos ténèbres. Seigneur prends pitié

Intentions :  R/ Ô Seigneur, écoute-nous, exauce nos prières.

  • « La Sagesse se laisse trouver par ceux qui la cherchent » (Sg 6, 12-16) Seigneur, montre ta sagesse à toute l’Eglise qui est sevrée encore de messes pendant un certain temps. Aide ton Eglise à traverser cette épreuve avec foi et miséricorde envers toutes les personnes qui peuplent l’univers.  Prions ensemble. R/
  •  « Ceux qui sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui » (1 Th 4, 13-18) Seigneur, que les familles endeuillées retrouvent l’espoir et la joie après la séparation de leurs proches qui les ont quittés ! Prions ensemble. R/
  • « Réconfortez-vous donc les uns les autres » (1Th 4, 13-18) Seigneur, nous avons besoin d’innovations techniques et notamment de la robotique pour faire face à la pandémie actuelle. Que les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle soient toujours au service véritable de l’être humain ! Prions ensemble. R/
  •  « Veillez donc » (Mt 25, 1-13) Seigneur, que notre unité pastorale ne vive pas seulement par l’acte liturgique mais aussi par tous les partages matériels et les entraides vécus au quotidien là où nous nous trouvons ! Prions semble. R/


Seigneur Dieu, veille sur tes enfants et apprends-leurs à être au service                                                 des petits et des pauvres dans l’attente de ton retour. Amen.