communiqué concernant les nouvelles règles sanitaires

voici des passages du communiqué du Vicaire général l’Abbé Eric de Beukelaer.

La situation sanitaire dans notre pays a gravement dérapé. Nos gouvernants ont donc dû opter pour un re-confinement généralisé. Ces mesures impliquent un nouvel arrêt de la vie liturgique. C’est dur à vivre, mais nécessaire pour respecter les soignants qui ne savent plus où donner de la tête et afin de faire chuter le nombre de personnes contaminées.  

 voici les mesures principales qui concernent le culte catholique et ce, à partir de ce lundi 2 novembre et jusqu’au moins le 13 décembre:

*. Les églises restent ouvertes, mais plusaucun service religieux n’est autorisé. Les services religieux transmis en streaming ou autres, ne sont pas visés. Il n’y aura pas de célébration publique pour le 2 novembre. 

*. Chacun est invité à se recueillir dans les églises, mais à maximum quatre personnes, moyennant port du masque et respect des distances. 

*. Nous invitons donc à garder les églises ouvertes chaque fois que cela est possible, surtout le dimanche. Ce jour-là le desservant peut d’ailleurs y être présent pour accueillir individuellement les fidèles. 

*. Les funérailles ne peuvent dépasser 15 personnes. Nous attentons la décision ministérielle pour savoir si cela pourra se faire à l’église ou au cimetière. Un avis suivra.  Les mariages religieux, s’ils ne peuvent vraiment pas être ajournés, ne pourront se célébrer qu’avec les témoins et l’officiant, comme pour un mariage civil.

*. Les rassemblements de plus de 4 personnes ne sont pas autorisés : ceci rend toute activité paroissiale collective impossible. 

*. Le couvre-feu est maintenu entre 22h et 6h du matinVous l’avez compris, le message de nos gouvernants est de se protéger au maximum pour lutter contre le virus. Cela n’implique pas de mettre l’Évangile en confinement. 

Plus que jamais prenez des nouvelles des personnes isolées et fragiles.

En début de semaine, notre évêque nous adressera un message pour nous encourager à entrer dans ce nouveau confinement avec espérance.     

De cœur et de prière, uni à vous en cette fête de Tous les Saints. 

méditation de Toussaint

La Toussaint en appelle à la joie d’être tous saints. Saints parce que consacrés, mis à part, purifiés dans le sang de l’Agneau.[1] L’Église primitive appelait saints tous les fidèles, car elle gardait prégnante l’idée que tous ont été sanctifiés dans le salut apporté par la mort et la résurrection du Christ. La sainteté, par la grâce du Seigneur, est ainsi l’état de vie normal du chrétien. Et chacun est appelé à s’en réjouir.

Dans les Béatitudes, Jésus appelle au bonheur. Précisément, il met en avant [2]les humbles, les pacifiques et ceux qui mettent en pratique les paroles d’amour de Dieu. Un bonheur paradoxal, qui ne traduit pas nécessairement les aspirations de bien-être matériel, de réalisation, de prospérité de l’être humain.

L’image que l’Église véhicule habituellement de la sainteté est celle d’une vie toute entière consacrée à Dieu. Les exemples mis en exergue sont ceux d’existences d’abnégation, de privation, de souffrance. Et la plupart des saintes et saints sont des martyrs, des vierges, des religieuses ou des pasteurs. Rarement des gens banals, avec des problèmes ordinaires, qui portent simplement le poids du jour, à la vie rythmée par les joies et les soucis quotidiens. Pour certains, l’idéal proposé relève d’un repoussoir.

La sainteté ne doit pas être un objectif utopique qui serait imposé de l’extérieur. C’est un désir qui habite le cœur de l’être humain, même s’il n’y a pas mis de nom. Un souhait de se débarrasser de toutes les ambiguïtés que l’on traîne au fond de soi. On sent bien que l’on doit être en vérité avec les autres et avec Dieu, simplement pour être plus heureux maintenant. L’appel à la sainteté ne doit pas conduire à une quête anxieuse de ce qui ouvrirait les portes de l’au-delà. C’est un appel au bonheur serein de vivre, dans la lumière et la tendresse de Dieu, l’aujourd’hui de l’existence. Dans la paix de l’amour de Dieu.

Jésus, dans les Béatitudes, dresse un catalogue, un ordre de marche pour la réalisation du Royaume de Dieu. Ce règne ne doit pas être projeté entièrement dans l’au-delà de la mort. Il commence maintenant, Jésus vient l’inaugurer et il sollicite notre participation à sa réalisation. Est bienheureux celui qui, mettant à profit les dons de Dieu, éprouve dès aujourd’hui un certain bonheur et une réelle joie, et qui, restant fidèle au chemin tracé, sera déclaré juste à l’avènement définitif du Royaume. Ce bonheur, le Christ l’a annoncé aux pauvres de la société de son temps, car c’est d’abord en faveur des faibles et des petits que Dieu entend faire peser la puissance de son règne. Bienheureux sont-ils dès maintenant.

Les Béatitudes chantent le bonheur de ceux qui s’ouvrent à Dieu dans une humilité confiante et le refus de toute violence. Elles orientent aussi vers un comportement empreint de justice, de réconciliation, de paix, de charité, de pardon, de loyauté, de souci de bonne entente. Une attitude qui suscite l’opposition, entraîne l’incompréhension et la persécution, parce qu’elle manifeste un Royaume inacceptable pour les tenants de la violence et de la domination. Bienheureux ceux qui luttent pour un tel Royaume.

Les appels lancés par Jésus dans les Béatitudes nous révèlent, comme en creux, la présence de Dieu au cœur de notre vie quotidienne. Un Dieu qui vient rencontrer nos doutes, nos blessures, nos lézardes de la douceur de son amour. Un Père qui console tendrement ses enfants. La sainteté ne relève pas de l’élitisme ou de la perfection, elle est pure grâce de Dieu qui vient visiter l’ordinaire de notre humanité. Une grâce du Père qui nous introduit dans la plénitude de son amour.


[1] Apocalypse de Jean (7,14).

[2] Chouraqui, dans sa version de la Bible, traduit « Bienheureux » par « En avant ».

Communiqué du Vicaire général Eric de Beukelaer.

Chers Curés-Doyens, Curés et Responsables d’UP, Chers Assistants de Doyennés, Chers Membres des Équipes pastorales, Chers Fabriciens, Il fallait s’y attendre, le nouvel Arrêté Ministériel qu’a pris par notre gouvernement fédéral et entrant en vigueur dès ce jeudi 29, fait entrer notre pays dans un confinement beaucoup plus strict. Ci-dessous cinq mesures qui concernent plus particulièrement nos communautés :

1. Le couvre-feu est maintenu entre 22h et 6h du matin

2. Les rassemblements de plus de 4 personnes ne sont pas autorisés, sauf pour des enfants de moins de 12 ans: ceci rend toute activité paroissiale collective impossible, sauf pour les enfants.

3. Les cultes dominicaux, de semaines, les baptêmes, mariages et funérailles religieuses et toute autre activité dans une église ne peuvent se faire qu’en présence de maximum 40 personnes, les enfants de moins de 12 ans non-compris. Les règles de distanciation et de port de masque restent d’application.

4. Les églises peuvent rester ouvertes. Nous demandons aux curés, équipes pastorales et conseils de fabrique de faire leur possible pour qu’elles le soient le plus possible. Nos concitoyens auront, plus que jamais, le besoin de se recueillir.

5. Le télétravail est la règle. S’il n’est pas possible, la distanciation sociale doit impérativement être garantie.

Les semaines à venir seront chahutées, voire douloureuses, pour nombre d’entre nous. Soyons exemplaires dans le respect des consignes, mais n’oublions pas que l’Evangile ne se confine pas. En ce temps d’épreuve, ayons donc à coeur d’en témoigner plus que jamais, et surtout de le vivre avec les plus fragiles. De coeur et de prière, uni à vous, Chanoine Eric de Beukelaer,Vicaire général –