méditation pour le premier dimanche d’Avent

Alexis nous partage sa méditation pour entrer dans l’année liturgique.

Devons-nous être dans la peur ou dans l’espérance de l’avenir ? Les drames successifs qui ébranlent le monde – crise sanitaire, persécutions, guerres, famines, crise des réfugiés, réchauffement climatique, inondations, catastrophes naturelles, dégradations de l’environnement – sont-ils des signes précurseurs des catastrophes plus grandes encore que décrivent les Écritures et qui préludent la fin des temps ou tout au moins celle d’une civilisation ? Nous manquons de clefs d’interprétation et cela nous angoisse.

Les premiers chrétiens étaient plus au fait de cette littérature apocalyptique. Ils savaient que c’est un langage codé qui signifie qu’un jour le monde créé, tel qu’il est, s’achèvera. Ce sera comme une dé-création, car un monde nouveau survient, une création nouvelle se prépare. Ce moyen d’expression est une révélation, un dévoilement. Un enseignement prophétique qui à la fois annonce ce qui advient et appelle à une adaptation des comportements.

Le contraste est grand entre, d’une part, l’affolement des nations, la peur qui s’empare des hommes, et, d’autre part, la tranquille assurance qui est demandée aux disciples : Redressez-vous et relevez la tête. Cette opposition définit un champ d’espérance. L’homme est menacé de crainte et d’angoisse, tandis que le disciple de Jésus est appelé à la vigilance. Un éveil qui embrasse en même temps le présent et l’avenir de l’humanité. Dans ce monde où tant de gens s’affolent des menaces accumulées, le croyant est convoqué à l’espérance, appelé à la vigilance, envoyé en témoin d’un monde nouveau.

Célébrer l’Avent signifie revivifier l’élan d’espoir qu’ouvre la venue de Jésus dans l’histoire des hommes. C’est une espérance ferme, car le bonheur a l’avenir pour lui. Mais c’est aussi une espérance active, qui se traduit par un amour de plus en plus intense et débordant envers toute notre humanité.

L’engagement dans le présent est une exigence permanente pour l’évangéliste Luc. Mais il réfère ici ce présent au futur, pour faire entendre que ce présent engage l’avenir. C’est au travers des choix faits aujourd’hui que le croyant prépare la rencontre avec le Fils de l’homme en quoi se résume son avenir. Une attitude de vie qui se traduit par la vigilance dans la prière et par l’attention aux événements de l’existence quotidienne. Apprendre à discerner en soi et dans son environnement les signes du temps qui annoncent ou préludent cette irruption du Christ dans notre univers. Signes parfois discrets de sa présence au creux de nos vies. Signes d’espérance d’une communion renouvelée entre les hommes, la nature et tous les êtres créés. Signes de bonheur dans la justice, la solidarité, la paix enfin renouvelées.

L’Évangile nous emporte vers des horizons lointains, il élargit notre regard pour l’orienter à longue portée. Grâce de l’Avent, qui nous arrache à la monotonie des jours pour nous révéler le sens profond de nos vies, pour nous rappeler la finalité ultime de nos existences. Avec le Christ, tout nous est donné, offert gracieusement. Mais ce que nous avons reçu ne paraîtra en plénitude que dans sa venue. Le temps de l’entre-deux, qui est le nôtre, est le temps de la vigilance, de l’attente amoureuse. Temps de la foi, temps d’espérance et temps de joie.

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