commentaire de l’évangile 02 04

commentaire

En entendant la Parole aujourd’hui, nous voyons que nous sommes tout proche de la semaine sainte où nous suivrons Jésus de son entrée triomphale à Jérusalem jusqu’à la lumière de la résurrection.

L’opposition à Jésus se fait de plus en plus radicale. Ses contemporains, eux qui connaissent cet homme Jésus ont beaucoup de difficultés à voir en lui le messie annoncé par les prophètes, le fils de Dieu. ils ne peuvent comprendre les paroles de Jésus, car ils sont enfermés dans leurs certitudes. Ils refusent d’être en question.

Jésus tente de leur faire comprendre sa divinité en reprenant une Parole que ses auditeurs connaissent : Je suis. C’est ces paroles que Dieu adresse à Moise au buisson ardent. Mais ils ne peuvent admettre que jésus, cet homme qu’ils connaissent se présente comme fils de Dieu. Le fait que Jésus soit 100% homme et 100% Dieu est une partie centrale de notre foi.

C’est cette foi qui nous fait avancer avec confiance dans notre monde parfois si dénué d’espérance.  La foi qui est la notre nous fait croire en la vie éternelle qui cependant nous pose tant de questions. Mais nous ne pouvons dire que notre espérance est uniquement pour ce monde qui passe, voilà pourquoi Jésus peut dire en vérité que si nous gardons la parole, qu’elle change notre cœur, nous ne verrons pas la mort, mais au terme de notre vie ici-bas une entrée dans la vie éternelle. Sainte Thérèse disait : je ne meurs pas, j’entre dans la vie.

Face aux difficultés que nous vivons au quotidien, mettons notre espérance dans le Christ et suivons-le, malgré les exigences de son chemin. Il nous mènera, au-delà de la nuit du désespoir du vendredi saint, à la lumière d’un jour nouveau, à la lumière de la résurrection.

Aujourd’hui, portons dans notre prière tout le personnel de la santé, ces hommes et ces femmes qui sont témoin d’espérance, témoins d’humanité auprès des souffrants de notre monde.

Parole de ce 1 04

Lecture du livre de Daniel. En ces jours-là, le roi Nabucodonosor parla ainsi : « Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous refusez de servir mes dieux et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ? Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que j’ai faite, quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la harpe, de la lyre, de la cornemuse et de toutes les sortes d’instruments ? Si vous n’adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? » Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n’est pas à nous de te répondre. Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi. Et même s’il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons pas tes dieux, nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. » Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago, et son visage s’altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’à l’ordinaire. Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.
Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva précipitamment et dit à ses conseillers : « Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés, au milieu du feu ? » Ils répondirent : « Assurément, ô roi. » Il reprit : « Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble à un être divin. » Et Nabucodonosor s’écria : « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance en lui, et ils ont désobéi à l’ordre du roi ; ils ont livré leur corps plutôt que de servir et d’adorer un autre dieu que leur Dieu.

commentaire de ce 1 04

Commentaire

Quelle belle confiance en Dieu que celle de ces 3 jeunes. Ils refusent de se détourner du chemin de la justice et de rendre un culte aux idoles. Même face à des menaces de mort, leur confiance n’est pas altérée.  Ils savent que Dieu est avec eux dans l’épreuve. Ils rendent un témoignage qui portera fruit. Et même quand ils sont jetés dans la fournaise, ils continuent de chanter et de louer le Seigneur. Bien que ligotés ; ils marchent librement et sont accompagnés par quelqu’un qui ressemble à un être divin. Leur témoignage change le cœur du roi, qui reconnait la grandeur de Dieu.

Aujourd’hui encore, la Parole nous rappelle la présence discrète de Dieu à nos côtés dans nos moments plus difficiles. Si Dieu s’es rendu présent auprès de Sidrac, Misac et Abdénago,  il est présent aussi à nos côtés. Dans tous les gestes de solidarité posés, dans chaque malade sauvé, dans chaque malade entouré de soins ,  dans ces rayons de soleils de nos journées, c’est Dieu qui se rend présent.  Aujourd’hui, une courte histoire pourrait nous aider à agir.

Dans un petit village, le crucifix de l’église était bien vieux. Un jour, usés par les années, les bras du christ sont tombés. Un ébéniste, nouvellement installé dans ce village, vint trouver le Curé et lui proposa de réaliser un nouveau Christ. Le curé lui répondit qu’une autre solution était possible. il a commandé un cadre à l’ébéniste, et , au pieds du crucifix, ont mis ce cadre ou était inscrit, je n’ai plus de bras, j’ai besoin de tes bras !   

C’est aujourd’hui comme si dieu nous disait qu’il a besoin de nos bras pour agir en son nom. Et même en restant chez nous, ou par notre vie active ; en prenant un petit temps de prière, ou en agissant pour notre société, nous pouvons être ces témoins du Christ.

En chemin vers paques, suivons jésus christ et devenons toujours plus es témoins en notre monde.