méditation de ce 21eme dimanche ordinaire

merci à Alexis pour cette méditation dominicale.

DIMANCHE ORDINAIRE 21 B 2021
Aujourd’hui à nous comme autrefois à Capharnaüm, Jésus fait entendre une parole rude. Celui qui
mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour.
1 Parole
vigoureuse qui frappe et dérange, qui est inacceptable, inaudible parfois. Mais Parole de Vie. Vivante
en effet est la Parole de Dieu, énergique et plus tranchante qu’un glaive à double tranchant. Elle pénètre
jusqu’à diviser âme et esprit, articulations et moelles. Elle passe au crible les mouvements et les
pensées.
2 Et Jésus, Verbe fait chair est cette Parole Vivante. Chair et Parole qui concernent la vie, qui
donnent vie, qui contribuent à un accroissement de vie.
Notre foi n’est pas adhésion à un système d’idées abstraites, mais parole de quelqu’un à quelqu’un,
parole qui interpelle et touche au cœur de nos vies. Parole qui tranche radicalement dans les routines
et les tiédeurs de l’existence et place devant des choix absolus, des enjeux lucides de vie ou de mort.
En donnant sa chair en nourriture, Jésus ne peut laisser insensible et détaché. Chacun est placé devant
une alternative exclusive, plus moyen de biaiser, plus d’échappatoire, il faut choisir. Les paroles que je
vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Accepter la Parole, c’est vivre en plénitude de l’Esprit. La
refuser, c’est laisser mourir en soi l’espérance de la vie.
Impossible de rester indifférent aux propos tenus. Les termes crus utilisés par Jésus et la perspective
de leur mise en œuvre concrète entraînent des réactions contrastées, des rejets parfois violents. Les
propos sont inintelligibles à moins de reconnaître en Jésus le Dieu Vivant, d’admettre qu’il puisse mourir
pour donner la vie et être ainsi le pain de vie. D’où la défection scandalisée de nombre de disciples.
Pourtant, rejeter la Parole donnée en nourriture, c’est se priver de la possibilité de faire corps avec elle,
d’en faire sa propre substance. Et s’engager dans une voie d’étiolement, où l’être ne se nourrit plus de
ce qui constitue son essence, s’engager alors dans un chemin qui mène à la mort. Qui me rejette et ne
reçois pas mes paroles a son juge : la parole que j’ai dite le jugera au dernier jour.
3
A ses familiers, Jésus pose la question de la confiance. Voulez-vous partir, vous aussi ? Là encore, il
faut trancher. Partir, c’est rester frileusement en soi-même, dans un enfermement et un immobilisme
qui tuent. Rester, c’est partir avec lui dans la mouvance de son Esprit, faire le pari insensé de la Parole
qui se donne. Parole reçue pour parole donnée. Pas d’autre assurance que celle de la foi en un ami.
Et s’abandonner à lui, se déposséder de soi, se laisser aller. A qui irions-nous ? Et s’entendre dire dans
une affectueuse confiance et une touchante spontanéité : Tu as les paroles de la vie éternelle. Oser un
acte d’amour. Donner sa foi à une personne qui vous touche et vous émeut, et non pas se prononcer
sur un message qui dépasse largement l’entendement humain.
Accepter en rendant grâce le Verbe fait chair, le reconnaître comme l’envoyé du Père, qui, par le don
qu’il fait de soi, rassasie de toute faim et apaise toute soif. Et s’engager avec lui sur le chemin qui mène
à la vie.
La reconnaissance de la Parole de Dieu implique aussi d’adopter de nouveaux comportements, de
s’éveiller à des modes de vie inédits. Et, à travers les doutes, les tâtonnements et les questionnements,
d’expérimenter la force créatrice de l’Esprit. De discerner, dans les réalités les plus banales et les plus
quotidiennes de l’existence, la Parole qui excise les chairs mortes et insuffle la vie. C’est l’Esprit qui fait
vivre, la chair n’est capable de rien.

1
Jn 6,54 : Discours sur le pain de vie.
2 He 4,12 : L’entrée par la foi dans le repos de Dieu.
3
Jn 12,48 : Les conditions de la foi véritable.

méditation du 17 aout

La période qui suit la conquête de la terre promise et qui précède l’apparition de l’institution royale est parmi les plus obscures de l’histoire du peuple d’Israël. Les tribus ont conquis avec plus ou moins de bonheur les territoires en combattant les populations autochtones. Mais surtout elles ont été confrontées à des civilisations plus raffinées et elles en ont adopté peu ou prou les mœurs et surtout la religion.

Les infidélités successives d’Israël ont entraîné l’abandon de Dieu et son châtiment. Le livre des Juges offre une interprétation religieuse des événements utilisant une logique à quatre temps : faute ; châtiment ; détresse qui implique un certain repentir ; libération. Chaque délivrance fait appel à un personnage providentiel suscité par Dieu qui vient juger le peuple en le fédérant pour lutter contre l’oppresseur étranger. Chacun de ces épisodes est suivi d’une rechute dans l’infidélité.[1]

Le cycle de Gédéon[2] est exemplatif de ce thème de l’infidélité d’Israël. Il est marqué par la domination des Madianites,[3] que Dieu avait imposée en punition au peuple. Appelé par Dieu pour libérer le peuple de l’oppression, Gédéon démolira l’autel de Baal et fera campagne contre Madian tant à l’ouest[4] qu’à l’est[5] du Jourdain, avant de finir sa vie comblé d’honneurs. Il refusera la royauté[6] pour lui-même et sa descendance, mais après sa mort un royaume éphémère[7] verra le jour dans le nord du pays.

La vocation de Gédéon peut être comparée à celle des grands prophètes[8] et aux théophanies accordées aux patriarches.[9] Elle se structure selon une séquence traditionnelle et caractéristique : apparition d’un personnage mystérieux non identifié par le voyant qui donne une mission[10] ; objections du voyant et dialogue[11] ; demande d’un signe pour entraîner l’adhésion du voyant [12]; manifestation de puissance[13] ; reconnaissance du Seigneur par le voyant et dénouement.[14]

Celui qui se manifeste à Gédéon est l’ange du Seigneur[15] et donc au moins son envoyé et son représentant, mais plus certainement ici Dieu lui-même. Une apparition solennelle, puisqu’elle se déroule sous un arbre sacré[16] sur le territoire de la tribu de Manassé.[17] Gédéon se cachait pour battre le blé à cause du danger de razzia.[18] La salutation qu’adresse l’ange est traditionnelle,[19] mais contient également l’appel à la mission de Gédéon, qualifié de vaillant guerrier, en contradiction avec les paisibles activités rurales auxquelles se livre le personnage.[20]

Prenant au pied de la lettre la salutation, Gédéon ironise de cette protection divine en lui opposant la menace de Madian qui signifierait plutôt un abandon du Seigneur. Il objecte de plus qu’il n’est pas la personne la plus qualifiée pour remplir la mission. Il tente ainsi de se soustraire[21] à l’appel divin en prétextant de son jeune âge et de la faiblesse de son clan. Mais Dieu bouleverse souvent les hiérarchies humaines en marquant sa préférence pour les faibles ou les seconds-nés pour réaliser ses desseins.[22]

Dans sa réponse, Dieu confirme la mission de Gédéon de sauver Israël par la force qu’il possède. Il lui affirme solennellement sa présence à ses côtés – Je serai avec toi – utilisant la formule des promesses d’assistance faites par Dieu aux responsables du peuple.[23]

Gédéon, qui n’a pas identifié le Seigneur dans le personnage mystérieux qui s’adresse à lui, demande un signe. Cette exigence ne signifie pas un manque de foi, mais exprime le souhait d’une confirmation de la promesse reçue.[24] Il apprête ainsi un repas[25] et vient le présenter à son visiteur en offrande.[26]

En embrasant les mets, l’ange du Seigneur transforme le présent de Gédéon en holocauste.[27] Le sacrifice est agréé. Le feu qui jaillit soudain sans avoir été allumé et sans être alimenté par un combustible est un signe de théophanie.[28] Gédéon reconnaît alors Dieu dans son interlocuteur.

Devant cette manifestation de Dieu, Gédéon est saisi de crainte car il a vu le Seigneur face à face.[29] Mais celui-ci le rassure dans un oracle de paix. En réponse à cette paix qu’il a reçue, Gédéon érige un autel à l’endroit de l’apparition en le dédiant à ce Dieu de paix.[30]

Paradoxe apparent que ce Dieu de paix qui appelle à la guerre. La paix serait-elle une fin et pas un moyen ? Existe-t-il des guerres justes ? Car c’est en luttant contre ceux qui oppriment son peuple que Gédéon pourra le libérer et lui faire accéder à cette paix. L’interprétation est exacte, mais elle est limitée. Elle fait l’impasse sur le fait que c’est l’infidélité du peuple qui est la cause de l’oppression qu’il subit. La paix est ainsi liée à la fidélité à Dieu. Ceux qui sont infidèle se vouent eux-mêmes à la perte de la liberté, à l’oppression. Mais à qui est fidèle, qui assume sa part d’humanité dans la justice, Dieu assure sa paix.

L’oracle de paix vaut pour nous aujourd’hui. Et Dieu continue à appeler des témoins pour nous libérer de ce qui nous opprime et faire la paix entre nous et en nous. Bien plus, chacun de nous reçoit pour vocation de rétablir cette paix. Dieu vient nous trouver là où nous sommes, avec nos craintes et nos interrogations. Il entend nos objections, vient les rencontrer et nous donne les signes que nous lui demandons. Savons-nous discerner ce qu’il nous manifeste de lui pour pouvoir reconnaître sa présence dans le quotidien de nos existences ?


[1] Chaque épisode est généralement introduit par une formule stéréotypée : Les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux du Seigneur et ils servirent les Baals (Jg 2,11). Baal était à l’origine le dieu cananéen de l’orage, mais le terme générique désigne les dieux du pays.

[2] Le nom hébreu Guide’on provient d’une racine verbale  qui signifie couper, diminuer, soustraire, abattre, provoquer une coupure. Un nom qui prédispose peut-être son porteur à devenir un vaillant guerrier (le mot vaillant offre d’ailleurs en hébreu une certaine consonance avec Guide’on. Il est issu de la tribu de Manassé, implantée dans le nord du pays et porte également le nom de Yeroubbaal (en français : que Baal se défende).

[3] Madian est attesté dans l’Ancien Testament comme un grand peuple nomade. Israël a reconnu en lui tantôt un parent et un allié, tantôt un ennemi dangereux qui opérait de nombreuses razzias sur les territoires occupés par les tribus.

[4] Dans la plaine d’Izréel (Jg 7).

[5] En Transjordanie (Jg 8).

[6] Que le Seigneur soit votre souverain (Jg 8,23b). L’institution royale sera souvent considérée comme un pis-aller et sera dépréciée par le comportement de nombreux souverains. La royauté sur Israël appartient à Dieu, et les rois seront toujours considérés comme des lieutenants de Dieu.

[7] Abimélek, fils de Gédéon et de sa concubine, se fera proclamer roi à Sichem (actuelle Cisjordanie) après avoir fait assassiner les 70 fils légitimes de Gédéon. Il sera tué au cours d’une embuscade.

[8] Vocation de Moïse (Ex3) et de Jérémie (Jr 1).

[9] Théophanies à Abraham (Gn 16,7-14 ; 18,1-15 ; 21,14b-19) et à Jacob (Gn 28,10-22).

[10] Versets 11-12 : Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier.

[11] Versets 13-16 : Si le Seigneur est avec moi, pourquoi tout cela nous est-il arrivé ?

[12] Versets 17-18 : Manifeste-moi par un signe que c’est toi qui me parles.

[13] Versets 19-21 : Le feu jaillit du rocher et consuma la viande et les pains sans levain.

[14] Versets 22-24 : La paix soit avec toi ! Ne crains rien, tu ne mourras pas.

[15] L’ange du Seigneur n’a pas de personnalité indépendante de Dieu, et souvent, il n’est qu’un substitut littéraire pour désigner Dieu lui-même.

[16] Le térébinthe était considéré comme un arbre sacré qui était souvent planté aux abords des sanctuaires cananéens et israéliens.

[17] La localisation d’Ofra d’Aziéver est incertaine, probablement au nord de Sichem.

[18] Normalement, le blé est battu sur une aire exposée aux vents et donc visible de loin. La menace de Madian était si grande que Gédéon était obligé de le faire dans le pressoir, taillé dans la roche et moins visible.

[19] La formule de salutation et de bénédiction – Le Seigneur est avec toi – est encore courante aujourd’hui dans le monde arabe et est l’expression d’un vœu, d’un souhait. Elle sera interprétée dans un sens affirmatif par Gédéon.

[20] Mais encore aujourd’hui, les militaires israéliens  sont, au civil, de paisibles citoyens.

[21] De nombreux personnages de l’Ancien Testament ont tenté de se soustraire à l’appel de Dieu en évoquant des prétextes similaires : Moïse (Ex 3,11), Saül (1 S 9,21), Salomon (1 R 3,7), Jérémie (Jr 1,6).

[22] La Bible en regorge d’exemples : Isaac (Gn 21,12), Jacob (Gn 25,23), Joseph (Gn 57,7), Ephraïm (Gn 48,19), Saül (1 S 10,17-24), David (1 S 16,1-13).

[23] La promesse » je suis (serai) avec toi » revient couramment auprès des personnages bibliques importants dans des circonstances décisives : Isaac, Jacob, Moïse, Josué, Jérémie, etc.

[24] La demande de signe est courante dans les récits de vocation (par exemple Abraham, Moïse, Marie, Zacharie).

[25] L’hospitalité orientale est proverbiale et tout visiteur se voit offrir un repas (ici de la viande de chevreau dans son jus et des pains sans levain).

[26] Le terme utilisé pour désigner l’offrande – manah – est ambigu. Il signifie part, portion, présent. C’est donc un terme générique qui peut être à la fois un don profane ou une offrande sacrificielle. Ce qui indique que Gédéon, à ce stade, hésite encore sur l’identité humaine ou divine de son visiteur.

[27] L’holocauste est un sacrifice animal offert à Dieu où l’offrande est entièrement consumée par le feu.

[28] Pareil signe confirme parfois la consécration d’un sanctuaire (Lv 9,24).

[29] L’homme qui voit Dieu face à face, fusse par inadvertance, doit mourir (Ex 3,8). C’est pour cette raison, par exemple, que Dieu ne se montre à Moïse sur la montagne que de dos.

[30] L’appellation d’un autel  -ici le Seigneur est paix – a toujours le caractère d’une confession de foi. Elle achève la consécration du lieu saint.

méditation pour l’assomption

Alexis nous partage cette médiation pour le 15 aout. Bonne fête à toutes les Marie.

Un signe grandiose nous est donné aujourd’hui. Et une femme en tient la place centrale. Les images se choquent et s’entrechoquent pour nous dire la puissance et la royauté de Dieu. Evocation de Marie qui porte en elle le Sauveur. Elle stimule l’espérance de la paix, du bonheur, du salut. Elle annonce une vie où le péché et la mort sont vaincus par la vie et la résurrection en son Fils, Jésus Christ. Son Assomption nous ouvre à la perspective de notre propre résurrection et à accéder à la Vie en plénitude.

Etonnante description que nous propose l’Apocalypse de cette femme enceinte qui crie, torturée par les douleurs de l’enfantement. Une femme ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. Image symbolique qui renvoie à Israël.[1] Cette femme n’est pas Marie, mais le peuple de Dieu, représenté traditionnellement par une figure féminine.[2] Symbole qui peut bien sûr s’appliquer à Marie en tant que membre par excellence, archétype de la communauté de foi.

La gloire de Marie – son poids, sa densité de présence – est probablement ailleurs. Elle se trouve plus sûrement dans son humilité, sa discrétion. Une femme qui a vécu en retrait toute sa vie durant. Restant à l’ombre des siens, elle diffuse néanmoins une aura extraordinaire qui la rend gage de l’espérance de l’humanité, promesse de notre résurrection. Par elle est venue la vie. Elle a donné naissance au Berger de toutes les nations. Elle a enfanté selon la chair celui qui apporte le salut de toute l’humanité. Ce qui en fait un des visages les plus populaires d’Eglise. Source de dévotions, elle rejoint la piété de beaucoup.

Son Assomption[3] est espérance de résurrection pour nous, anticipation de victoire de la vie sur la mort. Elle indique la destinée de l’humanité, cheminer pour vivre pleinement dans le Royaume où Dieu nous attend. Sa cousine Elisabeth l’a bien compris en entendant sa salutation, lorsque, sous l’influence de l’Esprit, elle s’exclame : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Une bénédiction et une interrogation.

La question interpelle. Quel bonheur avons-nous que la mère de notre Seigneur vienne jusqu’à nous ? Par son Assomption, Marie nous dit quelle valeur a notre propre assomption. Elle nous invite à lutter contre le mal, à vivre en peuple saint. La vie qu’elle a porté en elle, c’était déjà la vie éternelle. Son corps a enfanté celui qui apporte la vie en plénitude. C’est bien par son Fils, Jésus, le Christ, que nous vient l’éternité. La vie éternelle est cette irruption du temps de Dieu dans le temps des hommes qui nous donne de vivre la vie en Dieu. Le Christ, fils de Marie selon la chair, se donne aux hommes sur la croix et les introduit dans le temps de Dieu.

Paul ajoutera pour encourager les Corinthiens que la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. Nous sommes tous mortels, mais là ne réside pas le terme final de notre identité. La mort et la résurrection de Jésus ouvrent d’autres perspectives. Lui qui a pleinement participé à notre humanité en prenant chair de femme, nous dégage la voie à notre résurrection, à la Vie en plénitude. Le mal et la mort n’ont pas le dernier mot, car tous revivront.

Marie, visage d’Eglise, Marie image d’Eglise. Comme elle auprès de sa cousine Elisabeth, l’Eglise porte une Bonne Nouvelle : Christ est ressuscité ! Il nous emmène sur les chemins du Royaume. Marie a porté en elle celui par qui s’édifiera l’Eglise, Jésus qui est la source et l’objet de notre foi. Avec elle, nous enfantons un monde nouveau, celui de la joie et de l’espérance, où tous pourront dire : Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur !   


[1] Le chiffre douze rappelle aux douze tribus d’Israël ; la précision des étoiles renvoie au songe de Joseph, où les fils de Jacob sont comparés aux astres (Gn 37,9) ; de même le séjour au désert est un rappel de l’Exode.

[2] Le peuple de Dieu est évoqué par les figures de la fiancée, de l’épouse, de la prostituée, ou encore de la cité sainte (Os1-3 ; Is 54 ; Jr 2 ; Ez 23 ; Mi 4,9-10).

[3] Les Orientaux, surtout les orthodoxes, parlent plutôt de la Dormition de Marie. Le terme suppose peut-être mieux que Marie est morte avant d’être « élevée corps et âme aux cieux. »