Commentaire de ce 31 03 2020

La parole rejoint toujours notre quotidien, mais plus encore en ce temps de crise sanitaire.  Dans le passage du livre des nombres, nous voyons le peuple se révolter contre le Seigneur. La marche leur semble longue et ils voudraient déjà être en terre promise, terre de liberté. Nous sommes comme ce peuple au désert, nous sommes depuis deux semaine à suivre ces consignes de confinement et nous pourrions perdre courage.   Nous voudrions être nous aussi en terre promise, à la fin de notre confinement. Si nous perdons patience, soyons comme le peuple qui décide de se retourner vers le Seigneur.

Face au danger des serpents, danger pour sa vie, le peuple revient au Seigneur, et « quiconque regarde vers le signe donné par le Seigneur, le serpent de bronze, restait en vie ». Nous même, éclairés par le nouveau testament, nous pouvons nous rappeler du Signe donné par le Seigneur ; jésus qui donne sa vie sur la croix.

Nous qui sommes en route vers paques, nous célèbrerons la vie victorieuse de la mort. Nous ne pouvons perdre espérance dans ce temps de l’épreuve. Tournons-nous vers Dieu et adressons Lui notre prière. Confions-Lui nos peurs, nos tristesses, nos attentes pour nous et notre monde. Et osons le louer pour un petit moment de joie dans notre journée : un coup de fil, une merveille de la nature, un signe d’encouragement, une nouvelle positive, … . En cette période difficile, essayons de nous arrêter aussi sur ces perles du quotidien.

Dans notre épreuve, levons les yeux vers la croix du Christ. Nous trouverons un chemin de foi, un chemin d’Amour, un vrai chemin de Vie.

Bonne journée à vous

Évangile de ce 30 03 2020

Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Commentaire de la Parole

En continuant notre route avec le Christ vers Pâques, la parole, que ce soit au livre de Daniel ou dans l’évangile que nous venons d’écouter, nous montre combien il est facile d’accuser, de juger.  Mais quand nous posons le regard de Dieu, nous sommes des témoins de miséricorde.  Daniel laisse l’Esprit du Seigneur parler pour révéler l’innocence de Suzanne. Jésus, lui, refuse de juger, il demande à ses auditeurs, il nous demande de regarder ce qui est à rectifier dans notre vie. Cette femme de l’évangile, au contraire de Suzanne, est coupable, fautive. Cependant, Jésus nous révèle un Dieu qui ne veut pas la mort du pécheur, mais bien sa conversion. Les paroles de Jésus mettent chacun devant sa propre vie. Qui suis-je pour pouvoir juger ? Et ce n’est pas un hasard si ce sont les plus âgés qui sont les premiers à s’en aller. Ils doivent reconnaitre en vérité qu’ils doivent tout d’abord se convertir avant de pouvoir se poser en juge des autres. Jésus, témoin du Dieu de Miséricorde ne condamne pas non plus. Il peut plutôt se réjouir de voir cette « brebis perdue » retrouver sa dignité.

Mais nous devons reconnaitre que jésus ne se contente pas de relever cette femme adultère. Il lui dit va, et désormais ne pèche plus. Il l’appelle à changer de vie, à ne plus retomber dans son égarement, dans sa faute. Nous même, en route vers Pâques, sommes appelés à revenir vers Dieu de tout notre cœur. Regardons dans nos vies ce qui est à purifier, et purifions-le. Nous pourrons ainsi arriver avec un cœur renouvelé, réconcilié aux fêtes pascales qui approche. Louons Dieu pour sa miséricorde et revenons à lui.  Que ces 2 semaines qui nous séparent de Pâques soient un temps favorable pour creuser notre foi et la nourrir à la source de toute vie Jésus Christ.

Bonne journée à vous tous